L’aide à la décision thérapeutique
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sont pertinentes. Ainsi, les SADM informatisés s’appuyant sur des bases de
connaissances formalisées à partir des RPC permettent d’augmenter le suivi
des recommandations par les praticiens, en produisant des recommandations
spécifiques, adaptées au patient.
8.3.2 Passage du texte aux bases de connaissances
Dans les RPC textuelles, les connaissances sont exprimées par des mots, des
phrases, du vocabulaire commun, que les personnes (médecins, patients) à qui
elles sont destinées, peuvent traiter sans difficulté. L’intellect humain peut facilement comprendre les informations implicites, non formalisées, lever certaines
ambiguïtés, interpréter, sélectionner, hiérarchiser, apporter des nuances. En
revanche, un SADM est un logiciel (ou un ensemble de modules informatiques)
qui ne peut gérer que des connaissances formelles c’est-à-dire des connaissances
exprimées sous forme d’objets logiques, structurés, où chaque élément d’information doit être explicite et codifié.
L’informatisation des RPC passe donc obligatoirement par la formalisation des
connaissances médicales qu’elles contiennent. Cette traduction qui demande à
la fois des compétences informatiques et médicales est complexe. La difficulté
est double. Elle provient en effet du fait qu’il n’existe pas un modèle unique de
RPC mais des modèles. Suivant l’analyse que l’on fait des objectifs à atteindre
(fonctionnalités souhaitées, détail de l’information à apporter, etc..), le modèle
et sa réalisation informatique via le SADM seront différents. Cette diversité
potentielle des modèles de RPC est un premier écueil à l’uniformité des modes
de représentation et d’expression des connaissances et donc aux échanges et
au partage de ces supports décisionnels entre SADM différents. Fort heureusement, il existe des similitudes entre les différents modèles (ce qui permet d’envisager la constitution d’un modèle consensuel ou tout au moins peut faciliter
l’interopérabilité entre des systèmes différents).
La seconde difficulté provient du style narratif des RPC textuelles. On procède
en général en suivant un certain nombre d’étapes :
– sélection des parties du texte à formaliser et encoder ;
– identification des concepts médicaux élémentaires qui interviennent et
atomisation éventuelle de concepts complexes pour les exprimer selon les
primitives ou les codes que le modèle prend en charge ;
– repérage des notions ambiguës ou trop abstraites pour être représentées
correctement et de manière univoque (par exemple : notion de « risque
cardiovasculaire élevé » pour laquelle il sera nécessaire de préciser explicitement le(s) critère(s) qui permettent de déterminer si cette notion est
présente ou pas chez un patient donné) ;
– détection des incomplétudes du document et des situations cliniques
pour lesquelles les RPC ne proposent aucune recommandation (« trous
de connaissances » qui peuvent être fortuits ou volontaires en l’absence de
preuve) et décision de compléter ou pas par des avis d’experts ;
– encodage des RPC dans le formalisme choisi.
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sont pertinentes. Ainsi, les SADM informatisés s’appuyant sur des bases de
connaissances formalisées à partir des RPC permettent d’augmenter le suivi
des recommandations par les praticiens, en produisant des recommandations
spécifiques, adaptées au patient.
8.3.2 Passage du texte aux bases de connaissances
Dans les RPC textuelles, les connaissances sont exprimées par des mots, des
phrases, du vocabulaire commun, que les personnes (médecins, patients) à qui
elles sont destinées, peuvent traiter sans difficulté. L’intellect humain peut facilement comprendre les informations implicites, non formalisées, lever certaines
ambiguïtés, interpréter, sélectionner, hiérarchiser, apporter des nuances. En
revanche, un SADM est un logiciel (ou un ensemble de modules informatiques)
qui ne peut gérer que des connaissances formelles c’est-à-dire des connaissances
exprimées sous forme d’objets logiques, structurés, où chaque élément d’information doit être explicite et codifié.
L’informatisation des RPC passe donc obligatoirement par la formalisation des
connaissances médicales qu’elles contiennent. Cette traduction qui demande à
la fois des compétences informatiques et médicales est complexe. La difficulté
est double. Elle provient en effet du fait qu’il n’existe pas un modèle unique de
RPC mais des modèles. Suivant l’analyse que l’on fait des objectifs à atteindre
(fonctionnalités souhaitées, détail de l’information à apporter, etc..), le modèle
et sa réalisation informatique via le SADM seront différents. Cette diversité
potentielle des modèles de RPC est un premier écueil à l’uniformité des modes
de représentation et d’expression des connaissances et donc aux échanges et
au partage de ces supports décisionnels entre SADM différents. Fort heureusement, il existe des similitudes entre les différents modèles (ce qui permet d’envisager la constitution d’un modèle consensuel ou tout au moins peut faciliter
l’interopérabilité entre des systèmes différents).
La seconde difficulté provient du style narratif des RPC textuelles. On procède
en général en suivant un certain nombre d’étapes :
– sélection des parties du texte à formaliser et encoder ;
– identification des concepts médicaux élémentaires qui interviennent et
atomisation éventuelle de concepts complexes pour les exprimer selon les
primitives ou les codes que le modèle prend en charge ;
– repérage des notions ambiguës ou trop abstraites pour être représentées
correctement et de manière univoque (par exemple : notion de « risque
cardiovasculaire élevé » pour laquelle il sera nécessaire de préciser explicitement le(s) critère(s) qui permettent de déterminer si cette notion est
présente ou pas chez un patient donné) ;
– détection des incomplétudes du document et des situations cliniques
pour lesquelles les RPC ne proposent aucune recommandation (« trous
de connaissances » qui peuvent être fortuits ou volontaires en l’absence de
preuve) et décision de compléter ou pas par des avis d’experts ;
– encodage des RPC dans le formalisme choisi.
