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Informatique médicale, e-Santé
7.3.5 Les systèmes experts médicaux historiques
MYCIN
C’est un système expert qui a été conçu au début des années 1970 à
l’université Stanford par E. Shortliffe. L’objectif était de fournir une aide
au médecin dans le diagnostic et le traitement antibiotique des maladies
infectieuses (d’où le nom du système, la majorité des antibiotiques ayant
un nom se terminant par mycin, par exemple erythromycin). La base de
connaissances comportait près de 500 règles de production assorties de
coefficient de certitude. Le moteur d’inférence fonctionnait en chaînage
arrière. Ce système expert a été abondamment étudié et commenté en raison
de l’importance du domaine concerné et surtout, de la grande qualité de
ses diagnostics et propositions thérapeutiques. Par ailleurs, il était d’autant plus attractif qu’une interface en langage quasi naturel permettait une
communication agréable avec l’utilisateur pour le recueil des éléments de
description du cas clinique à résoudre. Néanmoins, en dépit de ces qualités,
le système n’a jamais été utilisé en routine clinique d’une part pour des
raisons de responsabilité médico-légale non résolues à cette époque, et
d’autre part des considérations éthiques.
INTERNIST/QMR
Ce système a été développé à l’Université de Pittsburgh [6]. C’est un système
expert appliqué à la médecine interne. La base de connaissances comprend les
profils de 650 maladies et environ 4 500 signes et symptômes. Chaque signe
est relié à toutes les maladies dans lesquelles il peut survenir. Cette liaison est
doublement quantifiée pour traduire la fréquence de l’association et la force
d’évocation du signe pour la maladie. À partir des éléments de l’observation
clinique, le programme établit la liste des différentes hypothèses diagnostiques
compatibles, reproduisant ainsi le raisonnement hypothético-déductif du
médecin. Un score permet de classer les diagnostics différentiels.
Ce système, bien qu’expérimental, a été celui qui a été le mieux évalué, et ses
performances approchent celles des experts humains. Néanmoins, il ne fut pas
utilisé en routine du fait du temps de calcul du système incompatible avec la
durée d’une consultation médicale. Une version optimisée d’Internist a été
développée sous le nom de Caduceus afin de permettre au système de converger
plus rapidement vers les maladies possibles. Une version disponible sur PC a été
produite sous le nom de QMR (Quick Medical Reference) à des fins de formation [7]. Un article récent retrace l’historique de ces systèmes [8].
ADM (aide au diagnostic médical)
Il a été développé en France par P. Lenoir [9]. ADM est similaire à
Internist dans ses objectifs mais avec un spectre encore plus large que celui
de la médecine interne. La base de connaissances contenait 12 000 descriptions de maladies décrites par 130 000 entités et couvrait toute la médecine
ainsi que les effets indésirables des médicaments. Chaque maladie, syndrome
Informatique médicale, e-Santé
7.3.5 Les systèmes experts médicaux historiques
MYCIN
C’est un système expert qui a été conçu au début des années 1970 à
l’université Stanford par E. Shortliffe. L’objectif était de fournir une aide
au médecin dans le diagnostic et le traitement antibiotique des maladies
infectieuses (d’où le nom du système, la majorité des antibiotiques ayant
un nom se terminant par mycin, par exemple erythromycin). La base de
connaissances comportait près de 500 règles de production assorties de
coefficient de certitude. Le moteur d’inférence fonctionnait en chaînage
arrière. Ce système expert a été abondamment étudié et commenté en raison
de l’importance du domaine concerné et surtout, de la grande qualité de
ses diagnostics et propositions thérapeutiques. Par ailleurs, il était d’autant plus attractif qu’une interface en langage quasi naturel permettait une
communication agréable avec l’utilisateur pour le recueil des éléments de
description du cas clinique à résoudre. Néanmoins, en dépit de ces qualités,
le système n’a jamais été utilisé en routine clinique d’une part pour des
raisons de responsabilité médico-légale non résolues à cette époque, et
d’autre part des considérations éthiques.
INTERNIST/QMR
Ce système a été développé à l’Université de Pittsburgh [6]. C’est un système
expert appliqué à la médecine interne. La base de connaissances comprend les
profils de 650 maladies et environ 4 500 signes et symptômes. Chaque signe
est relié à toutes les maladies dans lesquelles il peut survenir. Cette liaison est
doublement quantifiée pour traduire la fréquence de l’association et la force
d’évocation du signe pour la maladie. À partir des éléments de l’observation
clinique, le programme établit la liste des différentes hypothèses diagnostiques
compatibles, reproduisant ainsi le raisonnement hypothético-déductif du
médecin. Un score permet de classer les diagnostics différentiels.
Ce système, bien qu’expérimental, a été celui qui a été le mieux évalué, et ses
performances approchent celles des experts humains. Néanmoins, il ne fut pas
utilisé en routine du fait du temps de calcul du système incompatible avec la
durée d’une consultation médicale. Une version optimisée d’Internist a été
développée sous le nom de Caduceus afin de permettre au système de converger
plus rapidement vers les maladies possibles. Une version disponible sur PC a été
produite sous le nom de QMR (Quick Medical Reference) à des fins de formation [7]. Un article récent retrace l’historique de ces systèmes [8].
ADM (aide au diagnostic médical)
Il a été développé en France par P. Lenoir [9]. ADM est similaire à
Internist dans ses objectifs mais avec un spectre encore plus large que celui
de la médecine interne. La base de connaissances contenait 12 000 descriptions de maladies décrites par 130 000 entités et couvrait toute la médecine
ainsi que les effets indésirables des médicaments. Chaque maladie, syndrome
