L’aide au diagnostic médical
163
% R5 : Si (mammifère et carnivore et fauve et points-noirs) Alors léopard
%R6 : Si (mammifère et carnivore et fauve et rayures-noires) Alors tigre
% R7 : Si (mammifère et carnivore et digitigrade) Alors félin
% R8 : Si (félin et fauve) Alors lion.
On considère d’autre part une base de faits constituée par les faits connus ou
observés sur un animal, par exemple, (a-des-poils et mange-viande et fauve et
points-noirs), et on cherche à savoir quel est l’animal. À l’aide d’une simple
itération sur l’ensemble des règles, le moteur d’inférence déclenche la règle R2
et obtient un nouveau fait mammifère, puis la règle R3 qui donne le nouveau
fait carnivore, enfin la règle R5 qui donne la conclusion léopard.
Un moteur d’inférence en chaînage avant se programme donc facilement en
itératif car il est dirigé par les données ou faits contenus dans la base de faits.
Le chaînage arrière
Le mécanisme du chaînage arrière consiste à partir du fait que l’on souhaite
établir, à rechercher toutes les règles qui concluent à ce fait, puis à établir la liste
des faits prémisses qu’il s’agit de prouver pour que ces règles puissent se déclencher. Le même mécanisme est appliqué de façon récursive aux faits contenus
dans ces listes qui deviennent donc les nouveaux buts à prouver. Reprenons
l’exemple précédent pour illustrer l’utilisation du système expert en chaînage
arrière.
On considère une base de faits constituée par les faits connus ou observés sur
un animal, par exemple (a-des-poils et mange-viande et fauve et digitigrade).
On se pose la question de savoir si l’animal est un lion.
On part donc de la règle R8 dont la conclusion correspond au but à prouver.
Pour pouvoir déclencher R8, il faut que félin et fauve soient vérifiés.
e
Fauve est
e
vérifié puisqu’il est dans la base de fait, il y a donc un nouveau but à vérifier qui
est félin. On part alors de la règle R7 dont la conclusion est félin. Il faut alors
prouver les deux nouveaux sous-buts mammifère et
e carnivore car
e
digitigrade est
e
dans la base de faits, ce qui est fait par déclenchement des règles R2 et R3. On
obtient ainsi la vérification du but lion.
Si on s’était fixé comme but léopard ou
d
tigre, on n’aurait pas pu conclure car les
faits points-noirs ou rayures-noires ne sont pas présents dans la base de faits, ni
démontrables à partir des faits disponibles. Néanmoins, il est toujours possible
d’avancer dans le raisonnement en ouvrant la possibilité de redonner la main
à l’utilisateur, par exemple en lui posant des questions qui de fait seront ciblées
et donc pertinentes.
Ainsi, le mécanisme de chaînage arrière dirigé par les buts est de nature récursive jusqu’à la remontée aux faits initiaux.
Précédent

- 171/525

Suivant