L’aide au diagnostic médical
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ou forme clinique, était décrite par un ensemble de signes avec des notions
de fréquence et de puissance évocatrice. Le système intégrait également les
données de la littérature et les dires des experts. Du fait de la largeur de sa
couverture, le système n’a pas pu être évalué de manière aussi rigoureuse
qu’Internist. Même si sa mise à jour s’est arrêtée au milieu des années 1990,
il reste intéressant pour sa partie clinique qui, dans certains domaines, est
toujours valide. Il est disponible sous une forme web sur le site du laboratoire d’informatique médicale de l’université de Rennes 1 .
7.4 Exemples de logiciels actuels pour l’aide au diagnostic
Aujourd’hui, certains systèmes experts d’aide au diagnostic médical sont
disponibles. Il faut distinguer les logiciels « spécialisés » des logiciels à visée
« générale ». Les premiers fournissent une aide au diagnostic dans un domaine
donné, par exemple le MMS qui permet d’affirmer le diagnostic de détérioration intellectuelle. De même, on trouvera sur le site MedCalc3000 2 le calcul d’un
certain nombre de scores cliniques, et des morceaux d’arbres de décision. Les
logiciels généralistes, reprenant les principes de développement des systèmes
Internist et ADM, permettent de saisir les signes présentés par un patient et
proposent en les classant plusieurs diagnostics possibles. Ils recouvrent toute la
médecine et sont évidemment très longs et délicats à construire.
Le développement de DXplain a été conduit par le Massachussets General
Hospital à partir de 1984. Dans sa version actuelle, DXplain repose sur une
base de connaissances qui décrit les signes rencontrés dans 2 400 maladies 3 .
Les données-patient qui peuvent être saisies concernent près de 5 000 signes
cliniques, symptômes, résultats de laboratoire, d’examens endoscopiques et
radiologiques. Les fréquences des signes dans chaque maladie sont incluses dans
la base de connaissances. La prévalence de chaque maladie est caractérisée par
les valeurs « très fréquente, fréquente, rare, très rare ». L’utilisateur peut saisir
les données relatives à un patient et le système lui présente un ensemble de
diagnostics possibles rangés par ordre de probabilité décroissante. L’utilisateur
peut savoir pourquoi tel ou tel diagnostic est évoqué. Il peut facilement obtenir
des renseignements additionnels sur les divers signes qui peuvent être observés
dans une maladie et avoir des informations sur les signes les plus discriminants.
Il existe une version de démonstration accessible 4 (fig. 9).
Des évaluations de ce logiciel ont été réalisées. Elkin et al. ont démontré en 2010
que l’utilisation de ce logiciel était financièrement efficace et qu’elle pouvait
permettre à une structure hospitalière des économies substantielles.
En France, un logiciel comparable à DXplain est commercialisé sous le nom « Le
Sémiologiste ». La base de connaissances définit 40 000 associations « signes1. http://www.med.univ-rennes1.fr/htbin/adm/reponse.pl (consultation le 13/01/2012)
2. http://medcalc3000.com/ (consultation au 13/01/2012)
3. http://lcs.mgh.harvard.edu/projects/dxplain.html (consultation le 13/01/2012)
4. http://dxplain.org/demo2/frame.htm (consultation le 13/01/2012)
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ou forme clinique, était décrite par un ensemble de signes avec des notions
de fréquence et de puissance évocatrice. Le système intégrait également les
données de la littérature et les dires des experts. Du fait de la largeur de sa
couverture, le système n’a pas pu être évalué de manière aussi rigoureuse
qu’Internist. Même si sa mise à jour s’est arrêtée au milieu des années 1990,
il reste intéressant pour sa partie clinique qui, dans certains domaines, est
toujours valide. Il est disponible sous une forme web sur le site du laboratoire d’informatique médicale de l’université de Rennes 1 .
7.4 Exemples de logiciels actuels pour l’aide au diagnostic
Aujourd’hui, certains systèmes experts d’aide au diagnostic médical sont
disponibles. Il faut distinguer les logiciels « spécialisés » des logiciels à visée
« générale ». Les premiers fournissent une aide au diagnostic dans un domaine
donné, par exemple le MMS qui permet d’affirmer le diagnostic de détérioration intellectuelle. De même, on trouvera sur le site MedCalc3000 2 le calcul d’un
certain nombre de scores cliniques, et des morceaux d’arbres de décision. Les
logiciels généralistes, reprenant les principes de développement des systèmes
Internist et ADM, permettent de saisir les signes présentés par un patient et
proposent en les classant plusieurs diagnostics possibles. Ils recouvrent toute la
médecine et sont évidemment très longs et délicats à construire.
Le développement de DXplain a été conduit par le Massachussets General
Hospital à partir de 1984. Dans sa version actuelle, DXplain repose sur une
base de connaissances qui décrit les signes rencontrés dans 2 400 maladies 3 .
Les données-patient qui peuvent être saisies concernent près de 5 000 signes
cliniques, symptômes, résultats de laboratoire, d’examens endoscopiques et
radiologiques. Les fréquences des signes dans chaque maladie sont incluses dans
la base de connaissances. La prévalence de chaque maladie est caractérisée par
les valeurs « très fréquente, fréquente, rare, très rare ». L’utilisateur peut saisir
les données relatives à un patient et le système lui présente un ensemble de
diagnostics possibles rangés par ordre de probabilité décroissante. L’utilisateur
peut savoir pourquoi tel ou tel diagnostic est évoqué. Il peut facilement obtenir
des renseignements additionnels sur les divers signes qui peuvent être observés
dans une maladie et avoir des informations sur les signes les plus discriminants.
Il existe une version de démonstration accessible 4 (fig. 9).
Des évaluations de ce logiciel ont été réalisées. Elkin et al. ont démontré en 2010
que l’utilisation de ce logiciel était financièrement efficace et qu’elle pouvait
permettre à une structure hospitalière des économies substantielles.
En France, un logiciel comparable à DXplain est commercialisé sous le nom « Le
Sémiologiste ». La base de connaissances définit 40 000 associations « signes1. http://www.med.univ-rennes1.fr/htbin/adm/reponse.pl (consultation le 13/01/2012)
2. http://medcalc3000.com/ (consultation au 13/01/2012)
3. http://lcs.mgh.harvard.edu/projects/dxplain.html (consultation le 13/01/2012)
4. http://dxplain.org/demo2/frame.htm (consultation le 13/01/2012)
