L’aide au diagnostic médical
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les connaissances lui permettant de reconnaître les maladies par leurs symptômes et d’organiser le raisonnement hypothético-déductif lui permettant de
distinguer ces maladies les unes des autres. Très tôt, les qualités de l’ordinateur
(mémoire, rapidité, puissance de calcul) se sont imposées comme des solutions
à ce problème et des systèmes informatisés d’aide à la décision médicale, qu’elle
soit diagnostique ou thérapeutique, ont été développés. Les premiers systèmes
utilisaient des approches numériques, leurs successeurs, les systèmes experts,
ont été développés dans une approche logico-symbolique.
7.1.2 Les erreurs de diagnostic dans la littérature récente
Du fait de la complexité de la prise en charge des patients, les erreurs médicales représentent la 8 e cause principale de décès aux États-Unis, coûtant près
de 29 milliards de dollars et faisant environ 98 000 morts par an. En France,
malgré de nombreuses améliorations suite à la mise en place de la loi Kouchner,
les erreurs médicales feraient plus de 10 000 morts par an. De nombreuses
études ont été réalisées et publiées depuis une dizaine d’années pour identifier
les erreurs de diagnostic en médecine et en rechercher les causes. Ces études ont
été réalisées dans des environnements variés (soins primaires, établissements
hospitaliers), dans des spécialités différentes (médecine générale, pédiatrie,
médecine interne, radiologie, chirurgie, etc.).
En termes de pathologies pour lesquelles des erreurs de diagnostic sont particulièrement citées, on trouve l’identification des effets indésirables des médicaments,
l’embolie pulmonaire, le cancer du poumon, le cancer colorectal, le cancer du sein,
les syndromes coronariens, les pathologies infectieuses virales considérées comme
d’origine bactérienne, les appendicites. Cette liste n’est bien sûr pas restrictive.
Les causes de ces erreurs sont reliées à des facteurs systémiques ou cognitifs. Les
erreurs systémiques sont mises en relation avec des problèmes de communication dans les équipes, des délais d’obtention de certains résultats d’examens
complémentaires. Les facteurs cognitifs cités sont :
– une mauvaise prise en compte des données de l’interrogatoire et de
l’examen clinique ;
– une mauvaise mémorisation de certaines données des patients ;
– un mauvais choix des examens complémentaires à prescrire ;
– une mauvaise estimation des probabilités de diagnostics concurrents ;
– plus généralement, des lacunes de connaissances médicales dans certains
domaines.
L’utilisation de systèmes d’aide à la décision diagnostique pourrait ainsi avoir
un impact sur la qualité des prises en charge :
– en fournissant au médecin les connaissances médicales dont il a besoin
pour structurer sa démarche diagnostique ;
– en aidant le médecin à construire son raisonnement et à identifier les
diagnostics différentiels ;
– en aidant le médecin à prescrire les examens complémentaires nécessaires
à l’avancement du diagnostic.
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