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Informatique médicale, e-Santé
expérience. On considère habituellement que la démarche diagnostique relève
d’un raisonnement hypothético-déductif (fig. 1).
Fig. 1 – Représentation du raisonnement hypothético-déductif de la démarche diagnostique.
À partir des faits observés, le médecin forme des hypothèses et envisage les
diagnostics compatibles. Ainsi, le médecin va évoquer les diagnostics les plus
probables, par exemple sur la base d’un critère de fréquence, c’est-à-dire la
douleur coronaire, l’embolie pulmonaire et la dissection aortique dans le cas,
par exemple, d’une douleur thoracique. Les autres étiologies, plus rares, ne sont
pas considérées dans un premier temps. Pour chacun des diagnostics envisagés,
il va rechercher les signes permettant de confirmer l’hypothèse ou au contraire
de l’infirmer. Par exemple, dans le cas de la douleur coronaire, il va rechercher des antécédents personnels ou familiaux, la topographie de la douleur, des
irradiations évocatrices, des anomalies caractéristiques de l’ECG, etc. À l’issue
de ce processus, s’il ne reste qu’une hypothèse, elle correspond au diagnostic.
Si, au contraire, il reste plusieurs hypothèses, il faudra réitérer le processus en
élargissant le cercle des signes à considérer. Enfin, s’il ne reste aucune hypothèse, le processus devra être réitéré en élargissant le cercle des hypothèses à
considérer, en incluant les diagnostics plus rares qui avaient été a priori écartés.
Le terme hypothético-déductif correspond à la boucle génération d’hypothèses
- déduction des signes à évaluer. Ainsi, pour chaque hypothèse diagnostique
D j , on utilise la déduction : si diagnostic D j alors (signe j
1 et signe j
2 et … et
signe j
d ) pour détecter les signes de D j non présents dans les faits disponibles et
j
j
qui doivent donc être recherchés. Si un signe signe
j j
j
k n’est pas vérifié, on peut
k
être conduit à rejeter l’hypothèse D j .
Du fait de l’accroissement continu des connaissances médicales, les signes,
symptômes et maladies se sont spécialisés, les investigations complémentaires
se sont multipliées. Il est de plus en plus difficile, pour un médecin, de maîtriser
Informatique médicale, e-Santé
expérience. On considère habituellement que la démarche diagnostique relève
d’un raisonnement hypothético-déductif (fig. 1).
Fig. 1 – Représentation du raisonnement hypothético-déductif de la démarche diagnostique.
À partir des faits observés, le médecin forme des hypothèses et envisage les
diagnostics compatibles. Ainsi, le médecin va évoquer les diagnostics les plus
probables, par exemple sur la base d’un critère de fréquence, c’est-à-dire la
douleur coronaire, l’embolie pulmonaire et la dissection aortique dans le cas,
par exemple, d’une douleur thoracique. Les autres étiologies, plus rares, ne sont
pas considérées dans un premier temps. Pour chacun des diagnostics envisagés,
il va rechercher les signes permettant de confirmer l’hypothèse ou au contraire
de l’infirmer. Par exemple, dans le cas de la douleur coronaire, il va rechercher des antécédents personnels ou familiaux, la topographie de la douleur, des
irradiations évocatrices, des anomalies caractéristiques de l’ECG, etc. À l’issue
de ce processus, s’il ne reste qu’une hypothèse, elle correspond au diagnostic.
Si, au contraire, il reste plusieurs hypothèses, il faudra réitérer le processus en
élargissant le cercle des signes à considérer. Enfin, s’il ne reste aucune hypothèse, le processus devra être réitéré en élargissant le cercle des hypothèses à
considérer, en incluant les diagnostics plus rares qui avaient été a priori écartés.
Le terme hypothético-déductif correspond à la boucle génération d’hypothèses
- déduction des signes à évaluer. Ainsi, pour chaque hypothèse diagnostique
D j , on utilise la déduction : si diagnostic D j alors (signe j
1 et signe j
2 et … et
signe j
d ) pour détecter les signes de D j non présents dans les faits disponibles et
j
j
qui doivent donc être recherchés. Si un signe signe
j j
j
k n’est pas vérifié, on peut
k
être conduit à rejeter l’hypothèse D j .
Du fait de l’accroissement continu des connaissances médicales, les signes,
symptômes et maladies se sont spécialisés, les investigations complémentaires
se sont multipliées. Il est de plus en plus difficile, pour un médecin, de maîtriser
