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Informatique médicale, e-Santé
Les hommes souffrant d’incontinence urinaire sévère peuvent actuellement
bénéficier d’une prothèse urinaire (American Medical System AMS800 ® )
permettant de pallier ce handicap. Entièrement hydraulique, elle est composée
d’une manchette occlusive placée autour de l’urètre qui comprime ce dernier
grâce à un ballon de pressurisation, dont la pression peut être modulée à l’aide
d’une pompe placée dans le scrotum. Lorsque la personne ressent le besoin
d’uriner, elle presse plusieurs fois sur cette pompe avec pour conséquence l’ouverture de la lumière de l’urètre, la pression d’occlusion étant rétablie au bout
de quelques minutes grâce à un système mécanique incorporé dans la pompe.
Cependant, ce dispositif médical est loin d’être parfait, avec des systèmes inefficaces pour certains patients (20 % des patients implantés) ou encore la nécessité
de révisions (35 % des patients implantés) liés à des pannes ou à des atrophies
urétrales.
Une solution innovante, le Sphincter Urinaire Artificiel Actif, est développée par
la société Uromems ® pour répondre à cette problématique sous la forme d’un
système mécatronique implantable. Ce système, totalement implanté, devrait
moduler, de manière automatique, la pression à exercer sur l’urètre en fonction
de l’activité du patient afin, non seulement de prévenir toute fuite mais aussi de
prévenir les conséquences délétères d’une trop forte pression d’occlusion exercée
sur l’urètre. Nous pouvons, à partir de cet exemple, aisément imaginer toutes
les étapes incrémentales nécessaires pour pouvoir, à terme, disposer d’un robot
implantable véritablement autonome. En particulier, un judicieux compromis
devra naturellement être identifié entre la miniaturisation, la consommation
d’énergie et le niveau souhaité de traitement de l’information ou d’activation
mécanique, compromis naturellement guidé par le service médical que l’on
souhaite effectivement rendre au patient.
6.6 Estimation du service médical attendu,
démonstration du service médical rendu
6.6.1 Le service médical
Comme introduit initialement, l’objectif ultime recherché lors de la réalisation d’une intervention médico-chirurgicale est d’améliorer et de rétablir la
santé de la population ciblée par cet acte dans un respect des règles sociétales. Il
apparaît donc naturel de déterminer les actions à entreprendre pour évaluer les
dispositifs médicaux (DM) impliqués dans la réalisation d’interventions médicales augmentées, afin de prouver leur pertinence, en particulier en termes de
service médical. Néanmoins, une telle évaluation est chose difficile du fait de
la complexité et de la multiplicité des dimensions qui sont impliquées dans
la réalisation de l’acte thérapeutique et qui doivent naturellement être prises
en compte pour pouvoir estimer le plus justement possible la pertinence des
solutions thérapeutiques mises en œuvre. À titre illustratif, et de manière schématique, il est non seulement nécessaire de considérer des dimensions liées
Informatique médicale, e-Santé
Les hommes souffrant d’incontinence urinaire sévère peuvent actuellement
bénéficier d’une prothèse urinaire (American Medical System AMS800 ® )
permettant de pallier ce handicap. Entièrement hydraulique, elle est composée
d’une manchette occlusive placée autour de l’urètre qui comprime ce dernier
grâce à un ballon de pressurisation, dont la pression peut être modulée à l’aide
d’une pompe placée dans le scrotum. Lorsque la personne ressent le besoin
d’uriner, elle presse plusieurs fois sur cette pompe avec pour conséquence l’ouverture de la lumière de l’urètre, la pression d’occlusion étant rétablie au bout
de quelques minutes grâce à un système mécanique incorporé dans la pompe.
Cependant, ce dispositif médical est loin d’être parfait, avec des systèmes inefficaces pour certains patients (20 % des patients implantés) ou encore la nécessité
de révisions (35 % des patients implantés) liés à des pannes ou à des atrophies
urétrales.
Une solution innovante, le Sphincter Urinaire Artificiel Actif, est développée par
la société Uromems ® pour répondre à cette problématique sous la forme d’un
système mécatronique implantable. Ce système, totalement implanté, devrait
moduler, de manière automatique, la pression à exercer sur l’urètre en fonction
de l’activité du patient afin, non seulement de prévenir toute fuite mais aussi de
prévenir les conséquences délétères d’une trop forte pression d’occlusion exercée
sur l’urètre. Nous pouvons, à partir de cet exemple, aisément imaginer toutes
les étapes incrémentales nécessaires pour pouvoir, à terme, disposer d’un robot
implantable véritablement autonome. En particulier, un judicieux compromis
devra naturellement être identifié entre la miniaturisation, la consommation
d’énergie et le niveau souhaité de traitement de l’information ou d’activation
mécanique, compromis naturellement guidé par le service médical que l’on
souhaite effectivement rendre au patient.
6.6 Estimation du service médical attendu,
démonstration du service médical rendu
6.6.1 Le service médical
Comme introduit initialement, l’objectif ultime recherché lors de la réalisation d’une intervention médico-chirurgicale est d’améliorer et de rétablir la
santé de la population ciblée par cet acte dans un respect des règles sociétales. Il
apparaît donc naturel de déterminer les actions à entreprendre pour évaluer les
dispositifs médicaux (DM) impliqués dans la réalisation d’interventions médicales augmentées, afin de prouver leur pertinence, en particulier en termes de
service médical. Néanmoins, une telle évaluation est chose difficile du fait de
la complexité et de la multiplicité des dimensions qui sont impliquées dans
la réalisation de l’acte thérapeutique et qui doivent naturellement être prises
en compte pour pouvoir estimer le plus justement possible la pertinence des
solutions thérapeutiques mises en œuvre. À titre illustratif, et de manière schématique, il est non seulement nécessaire de considérer des dimensions liées
