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Informatique médicale, e-Santé
la prostate à l’aide une imagerie multimodale échographique et IRM. La modalité IRM, réalisée en préopératoire, permet d’identifier les spots potentiellement
cancéreux. Elle est ensuite recalée sur la modalité ultrasonore. Cette dernière,
quasi-temps réel, est utilisée pour la réalisation du geste, avec possibilité de viser
des zones (du fait du report des zones « IRM » pathologiques sur l’image ultrasonore) à forte suspicion de malignité.
Les principes de la « surgétique » reposent sur un tryptique associant « Perception », « Raisonnement », « Action ». Lors de l’étape de perception, un recours
à toutes solutions technologiques (avec couplage potentiel à des approches
biotechnologiques) permet d’acquérir une information pertinente de Santé
pour la réalisation du geste. Lors de l’étape de raisonnement, la mise à disposition explicite et exploitable de ces informations rend possible l’établissement
d’une stratégie thérapeutique optimale. Enfin, une aide à la réalisation du geste
planifié est proposée. Cette aide peut-être robotisée ou non. Ces principes,
décrits dans la littérature, sont implicitement ou explicitement retrouvés tout
au long de ce chapitre.
Avant d’aborder le paragraphe suivant consacré aux principes du « GPS du
chirurgien », il est nécessaire de revenir sur la notion de couplage des solutions
technologiques et biotechnologiques, relativement à l’acquisition d’une information pertinente de santé. Cette notion est essentielle et montre la nécessité
de faire coopérer différents domaines pour acquérir la « bonne » information de
santé. Les fondements scientifiques, présentés ci-après de manière schématique,
illustrent notre propos. Il est actuellement possible de développer des sondes
moléculaires biocompatibles qui ciblent, de manière spécifique, des composants organiques caractéristiques d’un tissu et/ou de sa qualité (malignité ou
bénignité). En outre, ces sondes peuvent être marquées par un fluorophore,
qui, excité à une longueur d’onde adéquate, émet en réponse des photons à
une longueur d’onde connue. Cette caractéristique permet alors de visualiser,
à l’aide d’un capteur adéquat, les tissus « riches » en fluorophore et donc les
tissus ciblés par les sondes moléculaires. Des approches sont basées sur ce principe permettent d’évaluer en peropératoire la qualité des berges chirurgicales
lors d’un geste de prostatectomie. Schématiquement, lors d’une indication de
résection totale de la prostate, le geste réalisé doit permettre une éviction totale
de tout tissu prostatique au niveau du site opératoire. En peropératoire, après
ablation de la prostate, on va badigeonner le site opératoire par des molécules
spécifiques du tissu prostatique marquées par un fluorophore. Après rinçage,
l’excitation du fluorophore ne devrait donc pas faire apparaître de signal de
fluorescence. En effet, un tel signal signerait alors la persistance de tissu prostatique et donc une résection incomplète au niveau du site, qui pourrait alors
nécessiter un geste complémentaire peropératoire.
Ces travaux, s’étendant du domaine de la physiopathologie (identification
d’un marqueur spécifique du tissu prostatique) au domaine technologique des
capteurs (capteur suffisamment sensible et spécifique pour détecter le signal
de fluorescence et utilisable en peropératoire) en passant par le domaine de
la chimie (fixer un fluorophore sur la molécule biologique qui va cibler le
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la prostate à l’aide une imagerie multimodale échographique et IRM. La modalité IRM, réalisée en préopératoire, permet d’identifier les spots potentiellement
cancéreux. Elle est ensuite recalée sur la modalité ultrasonore. Cette dernière,
quasi-temps réel, est utilisée pour la réalisation du geste, avec possibilité de viser
des zones (du fait du report des zones « IRM » pathologiques sur l’image ultrasonore) à forte suspicion de malignité.
Les principes de la « surgétique » reposent sur un tryptique associant « Perception », « Raisonnement », « Action ». Lors de l’étape de perception, un recours
à toutes solutions technologiques (avec couplage potentiel à des approches
biotechnologiques) permet d’acquérir une information pertinente de Santé
pour la réalisation du geste. Lors de l’étape de raisonnement, la mise à disposition explicite et exploitable de ces informations rend possible l’établissement
d’une stratégie thérapeutique optimale. Enfin, une aide à la réalisation du geste
planifié est proposée. Cette aide peut-être robotisée ou non. Ces principes,
décrits dans la littérature, sont implicitement ou explicitement retrouvés tout
au long de ce chapitre.
Avant d’aborder le paragraphe suivant consacré aux principes du « GPS du
chirurgien », il est nécessaire de revenir sur la notion de couplage des solutions
technologiques et biotechnologiques, relativement à l’acquisition d’une information pertinente de santé. Cette notion est essentielle et montre la nécessité
de faire coopérer différents domaines pour acquérir la « bonne » information de
santé. Les fondements scientifiques, présentés ci-après de manière schématique,
illustrent notre propos. Il est actuellement possible de développer des sondes
moléculaires biocompatibles qui ciblent, de manière spécifique, des composants organiques caractéristiques d’un tissu et/ou de sa qualité (malignité ou
bénignité). En outre, ces sondes peuvent être marquées par un fluorophore,
qui, excité à une longueur d’onde adéquate, émet en réponse des photons à
une longueur d’onde connue. Cette caractéristique permet alors de visualiser,
à l’aide d’un capteur adéquat, les tissus « riches » en fluorophore et donc les
tissus ciblés par les sondes moléculaires. Des approches sont basées sur ce principe permettent d’évaluer en peropératoire la qualité des berges chirurgicales
lors d’un geste de prostatectomie. Schématiquement, lors d’une indication de
résection totale de la prostate, le geste réalisé doit permettre une éviction totale
de tout tissu prostatique au niveau du site opératoire. En peropératoire, après
ablation de la prostate, on va badigeonner le site opératoire par des molécules
spécifiques du tissu prostatique marquées par un fluorophore. Après rinçage,
l’excitation du fluorophore ne devrait donc pas faire apparaître de signal de
fluorescence. En effet, un tel signal signerait alors la persistance de tissu prostatique et donc une résection incomplète au niveau du site, qui pourrait alors
nécessiter un geste complémentaire peropératoire.
Ces travaux, s’étendant du domaine de la physiopathologie (identification
d’un marqueur spécifique du tissu prostatique) au domaine technologique des
capteurs (capteur suffisamment sensible et spécifique pour détecter le signal
de fluorescence et utilisable en peropératoire) en passant par le domaine de
la chimie (fixer un fluorophore sur la molécule biologique qui va cibler le
