94
Informatique médicale, e-Santé
HL7 a également défini une architecture commune pour les documents cliniques
dénommée « Clinical Document Architecture » (CDA), norme ISO/HL7). Il est
possible de construire à partir du modèle CDA (fig. 3) des modèles de documents
adaptés à la plupart des spécialités médicales et à la plupart des contextes d’usage
comme, par exemple, des modèles de compte-rendu d’hospitalisation, de réunion de
concertation pluridisciplinaire, de bilan biologique, de compte rendu de radiologie, etc.
Un document CDA se compose d’un entête et d’un corps. L’entête est toujours
structuré et décrit classiquement l’auteur du document, l’organisation productrice du document etc. En revanche, le degré de structuration du corps peut
varier en fonction des besoins. Le corps d’un document CDA peut être découpé
en sections qui contiennent à leur tour des éléments de données proprement dits.
Il existe en termes d’interopérabilité plusieurs niveaux d’utilisation de CDA qui
vont de l’utilisation basique, non sémantiquement structurée et donc peu ou
pas manipulable par les machines, à un niveau totalement structuré et sémantiquement défini toujours par rapport au RIM.
– Niveau 1 : le contenu du corps du document CDA est du texte libre. Il
n’est donc pas sémantiquement structuré et n’est donc pas « lisible » par
les machines.
– Niveau 2 : dans ce niveau d’utilisation du CDA, les corps du document
sont structurés sémantiquement, mais a minima. Par exemple, le document est découpé en sections de type antécédent, histoire de la maladie,
diagnostic, etc. Ces sections sont codées selon un référentiel sémantique
(par exemple LOINC), mais pas leur contenu qui reste en texte libre.
– Niveau 3 : ce niveau d’utilisation du standard CDA permet d’obtenir un
contenu totalement lisible par les machines. Tout ou partie de la section
narrative est codé, sous forme d’éléments de données (appelés « entries »)
et se réfère totalement aux classes du RIM et aux référentiels terminologiques admis (par exemple, Snomed CT, LOINC, CISP, etc.).
Fig. 3 – Structure générale d’un document CDA.
Précédent

- 104/525

Suivant