q 11/2=5, reste 1 
q 5/2=2, reste 1 
q 2/2=1, reste 0 
q On remonte du dernier : 10110111 
Conversion décimale en binaire 
C’est donc en binaire que sont représentées toutes les valeurs qu’un ordinateur manipule. C’est valable tant pour les 
données  (numériques  ou  texte)  que  pour  les  instructions  à  destination  du  microprocesseur.  Un  nombre  binaire 
correspondra à une instruction. Par exemple sur un microprocesseur x86 (Intel ou AMD), 01110100 est l’instruction je 
(jump if equal), ou encore la ligne 10110000 01100001 qui signifie mov  $0x61,  %al (placer la valeur hexadécimale 
0x61 dans le registre AL). 
Les ordinateurs du début des années 2000 savent manipuler des nombres sur 64bits or 2 64  est égal à 18 446 744 
073 709 551 616 soit plus de 18 milliards de milliards ! 
L’idée  d’utiliser  deux  valeurs  pour  encoder  d’autres  valeurs  remonte  à  Francis  Bacon.  En  1623,  il  cherche  une 
méthode  stéganographique  pour  pouvoir  crypter  un  texte  composé  des  lettres  de  l’alphabet.  Il  remarque  qu’un 
assemblage  de  deux  lettres  groupées  par  cinq  permet  de  coder  l’ensemble  de  l’alphabet.  Il  appelle  cet  alphabet 
"bilitère". Le "a" était représenté par "AAAAA", le "B" par "AAAAB", jusqu’au "Z", "BABBB". L’alphabet de l’époque, le 
latin, contenait vingt­quatre lettres, le "j" se confondant avec le "i" et le "u" avec le "v". 
b. Les octets et les mots 
Un  ordinateur  sait  manipuler  individuellement  chaque  bit  d’une  valeur.  Mais  les  bits  ne  sont  pas  stockés 
individuellement  dans  une  case  mémoire.  Ils  sont  regroupés,  généralement  par  multiples  de  huit  (8).  Ainsi  un 
ensemble de 8 bits est appelé un octet. L’avantage de l’octet est qu’il suffit (ou en tout cas a longtemps suffi) pour 
représenter tous les chiffres, lettres et symboles des alphabets occidentaux. Un octet représente les valeurs de 0 à 
255. 
Avec l’augmentation des espaces de stockages, de la quantité de mémoire, du besoin de représentation de nombres 
de plus en plus grands, d’un accès plus rapide à la mémoire ou encore de plus d’instructions, il a fallu augmenter la 
taille des valeurs à manipuler. De 8, puis 16, puis 32, certains microprocesseurs peuvent manipuler des valeurs de 64 
voire 128 bits, parfois plus.. Ces valeurs deviennent difficiles à décrire et à représenter. Pour ces valeurs, on parle de 
mot mémoire (word en anglais). Certains microprocesseurs font une différence entre divers types de mots. Ceux de 
Motorola  comme  les  68000  (qui  équipaient  ls  ordinateurs  Atari  ST,  Amiga,  les  consoles  Sega  Megadrive  et  plus 
récemment les Palm Pilot) utilisent des mots de 16 bits, et des mots longs (long word) de 32bits. 
Les  instructions  et  les  données  sont  donc  codées  sous  forme  de  nombres  binaires  qu’on  appelle  des  mots. 
Cependant  suivant  le  type  de  microprocesseur  l’ordre  des  mots  est  différent  entre  la  réalité  et  son  stockage  en 
mémoire. Avec un microprocesseur x86 en mode réel (16 bits) le nombre décimal 38457 nécessite 16 bits soit deux 
octets ou un mot de seize octets pour être représenté : 
38457 (10) =1001011000111001 (2)
 
Pour stocker cette valeur en mémoire, les 8 premiers bits de poids faible, soit l’octet de poids faible, seront placés 
dans la première case mémoire, et les 8derniers bits de poids fort, soit l’octet de poids fort, seront placés dans la 
case suivante. La démarche serait la même en 32 bits ou 64 bits. 
Case mémoire 1 
Case mémoire 2 
00111001 
10010110 
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