1.2 Le GPS (Global Positioning System)
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papier et rentrer les coordonn´ ees de trois points non align´ es de la carte, ce qui
permet au logiciel de munir la carte d’un syst` eme de coordonn´ ees (voir exercice 5).
• La pr´ esence de GPS dans les avions a permis de r´ eduire la largeur des couloirs
a´ eriens.
• Le syst` eme GPS permet de suivre `
a la trace la position des v´ ehicules d’une flotte
de v´ ehicules de livraison. Par exemple, les taxis parisiens sont g´ er´ es par GPS. Dans
ces applications, il faut coupler le r´ ecepteur GPS ` a un ´ emetteur : par exemple, un
GSM (Global System for Mobile Communications). Un tel syst` eme est aussi utilis´ e
pour suivre des animaux sauvages ` a la trace dans des ´ etudes environnementales. Et
on voit tout de suite les atteintes possibles `
a la vie priv´ ee lorsqu’une compagnie
de location d’autos d´ ecide de cacher un GPS-GSM dans un v´ ehicule lou´ e pour
v´ erifier si le client respecte les limites de territoire apparaissant au contrat !
• On d´ eveloppe des syst` emes pour aider les non-voyants ` a se localiser.
• Les g´ eographes se servent du syst` eme GPS pour mesurer la croissance du mont
Everest : en effet, ce dernier continue ` a croˆ ıtre au fur et `
a mesure que son glacier,
le Khumbu, descend. Tous les deux ans, des exp´ editions munies de GPS mettent
aussi `
a jour l’altitude officielle du mont Blanc. De plus, il y a quelques ann´ ees, les
g´ eographes se sont demand´ e si le K2 n’´ etait pas plus ´ elev´ e que l’Everest. Grˆ ace au
GPS utilis´ e lors de l’exp´ edition g´ eographique de 1998, le d´ ebat est d´ efinitivement
clos, et on sait de mani` ere certaine que l’Everest est la plus haute montagne du
globe. Il s’´ el` eve ` a 8830 m` etres. Le calcul effectu´ e en 1954 par B. L. Gulatee avait
conclu ` a une hauteur de 8848 m` etres. Les mesures avaient ´ et´ e effectu´ ees ` a l’´ epoque
` a partir de six stations dans la plaine indienne en utilisant un th´ eodolite (appareil
utilis´ e en g´ eod´ esie, muni d’une lunette et servant ` a mesurer les angles).
• Il y a bien sˆ ur les applications militaires lorsque le GPS est utilis´ e pour t´ el´ eguider
des bombes.
Le futur : GPS et Galileo Jusqu’` a maintenant, les Am´ ericains ont occup´ e seuls ce
march´ e qu’ils contrˆ olent totalement. Ils peuvent donc d´ ecider, si n´ ecessaire, de brouiller
les signaux accessibles dans une r´ egion pour des raisons militaires (programme NAVWAR pour Navigational Warfare). Les Europ´ eens ont donc lanc´ e le 26 mars 2002 la
phase de d´ eveloppement et de validation de Galileo, un syst` eme destin´ e ` a concurrencer
le GPS. Deux satellites ont ´ et´ e d´ eploy´ es en 2005, et l’ensemble des satellites devrait
ˆ etre d´ eploy´ e en 2010. Le GPS dans sa forme actuelle ne diffuse pas d’information sur
l’int´ egrit´ e des signaux ´ emis. Il peut s’´ ecouler quelques heures avant que l’on ne r´ ealise
qu’un satellite est tomb´ e en panne, avec les cons´ equences que l’on peut imaginer. En
particulier, on n’ose pas se fier compl` etement au syst` eme GPS pour piloter un avion
dans le brouillard. Avec Galileo, un message d’int´ egrit´ e accompagnera chaque signal
´ emis et pr´ eviendra le r´ ecepteur de ne pas utiliser un message fauss´ e en raison du mauvais fonctionnement d’un satellite. Ceci sera effectu´ e ` a l’aide d’un r´ eseau de stations
de surveillance qui v´ erifieront si la position r´ eelle des satellites est bien celle qu’elles
calculent en utilisant le signal du satellite. Cette information sera renvoy´ ee rapidement
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