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Analyse et technologie des surfaces
Pour une extinction complète, il faut encore que le déphasage soit de π /2.
C’est le cas si la relation de Bragg est remplie:
(20.4)
Pour une monocouche sur un simple verre soda avec indice de réfraction
n 2 = 1,52, on prend du MgF 2 avec un indice de réfraction n 2 = 1,38. Bien sûr ce
démiroitage n’est effectif que pour une longueur d’onde, i. e. une couleur. Pour
étendre cet effet sur toute la gamme de la lumière visible et pour avoir un
démiroitage parfait, on utilise des paquets de couches alternant coefficient de
réfraction élevé avec coefficient de réfraction faible comme indiqué au tableau 20.2.
Tableau 20.2 Paquet de démiroitage avec 4 couches (selon [20.1]).
Ce paquet peut être conçu pour une incidence normale ou sous un certain
angle, mais pas dans les deux cas. C’est la raison pour laquelle les lunettes
démiroitées ont un reflet rosâtre ou jaunâtre sous regard oblique.
Bien sûr un paquet de couches différent doit être utilisé pour des lunettes en
métacrylate.
Traditionnellement, on déposait ces couches par évaporation sous vide avec un
creuset approprié. Ceci produisait des couches amorphes et poreuses. La structure
amorphe est nécessaire pour avoir une bonne transparence. La porosité doit être un
Indice de réfraction
Chemin optique
Matériau
n 0 = 1
—
Air
n 1 = 1,38
n 1 t 1 = λ /4
MgF 2
n 2 = 1,23
n 2 t 2 = λ /4
ZnS
n 3 = 1,63
n 3 t 3 = λ /4
CeF 3
n 4 = 1,38
n 4 t 4 = λ /4
MgF 2
n 5 = 1,52
—
Verre
n 1 t 1
λ
4
-- -
3λλ
4
--------- - …
,
,
=
100%
100%
0%
100%
96%
92%
4%
4%
t 1
n 0
n 1
n 0
n 0
n 1
n 2
n 0
(a)
(b)
Fig. 20.8 Schéma pour le démiroitement des verres de lunettes par des couches de λ/4: (a) réflexions
multiples dans un verre non revêtu, (b) extinction de la réflexion par une couche λ/4.
n 0
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