Revêtements à partir d’une phase liquide
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Pour les photolaques à ton négatif , l’action de la lumière augmente le poids
moléculaire. Il s’agit d’une polymérisation. Les parties qui n’ont pas été exposées à
la lumière peuvent être délaquées par rinçage.
De nos jours, ce sont les photolaques à ton positif qui sont utilisées quasi
exclusivement. Ces laques permettent la fabrication de composites micro- et nanostructurés par photolithographie ou de pièces fines par découpage chimique. Dans
ces procédés une couche uniforme de laque est appliquée sur une plaquette du
matériau choisi: silicium, acier, etc. La technique préférée est le «spinning».
Laques anaphorétiques et cataphorétiques
Il s’agit de laques qui combinent une méthode d’application «électrochimique» avec un durcissement par cuisson. Dans ce procédé, des résines époxides sont
rendues solubles dans l’eau par une neutralisation à l’acide acétique. Leur solubilité
restera fortement dépendante du pH. On utilise bien sûr de l’eau déionisée. Si les
pièces sont soumises à une polarisation, leur surface se couvrira d’une enveloppe ou
le pH sera plus élevé (anaphorèse) ou plus bas (cataphorèse). L’épaisseur de l’enveloppe est déterminée par la surtension de diffusion (chap. 16). Le changement du
pH provoque une baisse de solubilité et par conséquent une précipitation de particules de résines agglomérées.
14.2.3 Pigments et charges
Les pigments et les charges sont des matières qui sont sensées ne pas participer
à la formation du feuil. L’ingénieur doit respecter leur aptitude à se mélanger et leur
non-réactivité avec le liant. L’usage courant est de les sélectionner pour conférer au
revêtement une interaction voulue avec les ondes électromagnétiques: absorption
ou réflexion dans une gamme du spectre.
Les pigments et les charges courants donneront donc à la laque sa couleur et
son pouvoir de recouvrement. Ils possèdent des propriétés physico-chimiques que
l’on veut conférer à la laque: résistance à la corrosion, solubilité dans un solvant
ou un électrolyte donné, décomposition dans un environnement défini, changement de couleurs, magnétisme, conductivité électrique, absorption des rayons X,
réflexion de l’UV, etc. Une application importante sont les matériaux autolubrifiants tels que graphite et bichalcogéniures lamellaires qui sont combinés avec une
grande gamme de liants pour former les laques de glissement. Le liant est choisi
dans ce cas pour ses propriétés mécaniques. Les applications comprennent les
supports des turbines à gaz pour centrales thermiques, des pièces de micromécanique, etc.
Traditionnellement, on considère les charges comme des matières meilleur
marché que les liants, qui augmentent aussi le pouvoir de recouvrement par absorption de lumière visible: craie, Kaolin, terre, mais ils sont moins performants. Cette
vue est précisée par les normes DIN 55945 et 55943 qui définissent un pigment
comme une charge dont l’indice de réfraction excède 1,7.
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Pour les photolaques à ton négatif , l’action de la lumière augmente le poids
moléculaire. Il s’agit d’une polymérisation. Les parties qui n’ont pas été exposées à
la lumière peuvent être délaquées par rinçage.
De nos jours, ce sont les photolaques à ton positif qui sont utilisées quasi
exclusivement. Ces laques permettent la fabrication de composites micro- et nanostructurés par photolithographie ou de pièces fines par découpage chimique. Dans
ces procédés une couche uniforme de laque est appliquée sur une plaquette du
matériau choisi: silicium, acier, etc. La technique préférée est le «spinning».
Laques anaphorétiques et cataphorétiques
Il s’agit de laques qui combinent une méthode d’application «électrochimique» avec un durcissement par cuisson. Dans ce procédé, des résines époxides sont
rendues solubles dans l’eau par une neutralisation à l’acide acétique. Leur solubilité
restera fortement dépendante du pH. On utilise bien sûr de l’eau déionisée. Si les
pièces sont soumises à une polarisation, leur surface se couvrira d’une enveloppe ou
le pH sera plus élevé (anaphorèse) ou plus bas (cataphorèse). L’épaisseur de l’enveloppe est déterminée par la surtension de diffusion (chap. 16). Le changement du
pH provoque une baisse de solubilité et par conséquent une précipitation de particules de résines agglomérées.
14.2.3 Pigments et charges
Les pigments et les charges sont des matières qui sont sensées ne pas participer
à la formation du feuil. L’ingénieur doit respecter leur aptitude à se mélanger et leur
non-réactivité avec le liant. L’usage courant est de les sélectionner pour conférer au
revêtement une interaction voulue avec les ondes électromagnétiques: absorption
ou réflexion dans une gamme du spectre.
Les pigments et les charges courants donneront donc à la laque sa couleur et
son pouvoir de recouvrement. Ils possèdent des propriétés physico-chimiques que
l’on veut conférer à la laque: résistance à la corrosion, solubilité dans un solvant
ou un électrolyte donné, décomposition dans un environnement défini, changement de couleurs, magnétisme, conductivité électrique, absorption des rayons X,
réflexion de l’UV, etc. Une application importante sont les matériaux autolubrifiants tels que graphite et bichalcogéniures lamellaires qui sont combinés avec une
grande gamme de liants pour former les laques de glissement. Le liant est choisi
dans ce cas pour ses propriétés mécaniques. Les applications comprennent les
supports des turbines à gaz pour centrales thermiques, des pièces de micromécanique, etc.
Traditionnellement, on considère les charges comme des matières meilleur
marché que les liants, qui augmentent aussi le pouvoir de recouvrement par absorption de lumière visible: craie, Kaolin, terre, mais ils sont moins performants. Cette
vue est précisée par les normes DIN 55945 et 55943 qui définissent un pigment
comme une charge dont l’indice de réfraction excède 1,7.
