3 • Les propriétés
des métaux
81
3.2 La résistance aux attaques chimiques
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
– provoquer sa formation par voie chimique (exemples : phosphatation
des aciers, oxydation des alliages d’aluminium…);
– introduire comme élément d’alliage un élément créateur d’une couche
passive efficace (exemple l’addition de chrome qui rend les aciers inoxydables) ;
– déposer à la surface du métal une couche inerte l’isolant du milieu corrosif (exemples : peinture, rilsanisation…).
Pour assurer la pérennité de la couche de protection il faut :
– limiter la présence de point faible dans cette couche et donc diminuer
le plus possible la présence d’inclusions, d’hétérogénéités de composition chimique du métal, de zones de rétention du liquide corrosif;
– éviter tout phénomène d’agression de la couche et notamment toute
abrasion ce qui conduit, entre autre, à limiter la vitesse de circulation
du fluide corrosif;
– limiter la porosité de la couche qui, à long terme, permettrait au
liquide corrosif d’entrer en contact avec le métal.
En l’absence de formation d’une couche passive on peut protéger un
métal en lui imposant, à l’aide d’une source extérieure de courant, un
potentiel plus positif que celui qu’il prendrait spontanément dans le
milieu considéré; c’est la protection dite cathodique. Une forme de cette
protection consiste à coupler électriquement ce métal avec un métal qui,
dans le même milieu, constituera l’anode d’une pile galvanique; c’est la
protection avec anode sacrificielle (exemple : en eau de mer l’acier est
protégé par mise en place – avec contact électrique – d’anodes de zinc).
3.2.2 La corrosion sèche
■ Phénomènes
Le métal, dans ce mode de corrosion, passe de l’état métallique à l’état de
composé chimique par réaction directe avec un produit généralement
gazeux. On a donc toujours la réaction :
M ↔ M
n+ + ne
–
mais celle-ci est complétée par une réaction de décomposition du gaz :
Précédent

- 87/336

Suivant