3 • Les propriétés
des métaux
80
3.2 La résistance aux attaques chimiques
passive est fortement affectée. Il en découle un processus de corrosion
qui attaque ces zones et chemine, donc, le long des joints de grains; c’est
la corrosion intergranulaire.
La couche passive peut être affectée par une déformation subie par le
métal; sous tension cette couche peut se fissurer et faire donc apparaître
des zones anodiques. Selon la composition du métal et celle du milieu
agressif la re-passivation du métal peut être insuffisante; la réaction anodique de dissolution du métal se développe alors localement. Si, en présence de la réaction cathodique :
nH
+ + ne
–
→ nH
qui libère de l’hydrogène atomique, on assiste à une fragilisation du
métal et on constate le développement de fissures à partir des piqûres
initiales; on parle alors de corrosion sous tension.
■ Principes de la lutte contre la corrosion humide
Le premier moyen pour supprimer la corrosion humide d’un métal consiste, bien évidement, à éliminer l’eau; c’est ainsi, par exemple que le fer
ne rouille pas dans l’air sec (humidité relative inférieure à 70 %).
Mais ce qui vient d’être dit montre que pour éviter la corrosion humide
il faut :
– dans les cas où une couche protectrice ne se forme pas spontanément,
provoquer sa formation;
– prendre les mesures nécessaires pour assurer la stabilité et l’intégrité de
la couche passive.
Pour former une couche protectrice on peut :
– déposer à la surface du métal une couche d’un métal qui se corrode en
lieu et place du métal de base et le protège de ce fait; cette protection
(exemple : le dépôt de zinc à la surface des aciers) ne dure que dans la
mesure où la couche superficielle n’est pas encore consommée;
– déposer à la surface du métal une couche d’un métal qui résiste bien à
la corrosion et isole le métal de base du milieu corrosif (exemples :
dorure, chromage – le chrome crée une couche passive –, nickelage…);
des métaux
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3.2 La résistance aux attaques chimiques
passive est fortement affectée. Il en découle un processus de corrosion
qui attaque ces zones et chemine, donc, le long des joints de grains; c’est
la corrosion intergranulaire.
La couche passive peut être affectée par une déformation subie par le
métal; sous tension cette couche peut se fissurer et faire donc apparaître
des zones anodiques. Selon la composition du métal et celle du milieu
agressif la re-passivation du métal peut être insuffisante; la réaction anodique de dissolution du métal se développe alors localement. Si, en présence de la réaction cathodique :
nH
+ + ne
–
→ nH
qui libère de l’hydrogène atomique, on assiste à une fragilisation du
métal et on constate le développement de fissures à partir des piqûres
initiales; on parle alors de corrosion sous tension.
■ Principes de la lutte contre la corrosion humide
Le premier moyen pour supprimer la corrosion humide d’un métal consiste, bien évidement, à éliminer l’eau; c’est ainsi, par exemple que le fer
ne rouille pas dans l’air sec (humidité relative inférieure à 70 %).
Mais ce qui vient d’être dit montre que pour éviter la corrosion humide
il faut :
– dans les cas où une couche protectrice ne se forme pas spontanément,
provoquer sa formation;
– prendre les mesures nécessaires pour assurer la stabilité et l’intégrité de
la couche passive.
Pour former une couche protectrice on peut :
– déposer à la surface du métal une couche d’un métal qui se corrode en
lieu et place du métal de base et le protège de ce fait; cette protection
(exemple : le dépôt de zinc à la surface des aciers) ne dure que dans la
mesure où la couche superficielle n’est pas encore consommée;
– déposer à la surface du métal une couche d’un métal qui résiste bien à
la corrosion et isole le métal de base du milieu corrosif (exemples :
dorure, chromage – le chrome crée une couche passive –, nickelage…);
