3 • Les propriétés
des métaux
77
3.2 La résistance aux attaques chimiques
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
Par contre on peut remarquer que les métaux les plus usuels ne sont pas
les mieux placés dans cette échelle (leurs potentiels standards sont nettement négatifs). Mais ces situations engendrées par les niveaux des
potentiels peuvent être fondamentalement modifiées, dans un sens très
favorable, par la formation, à partir des composés chimiques (hydroxydes,
oxydes…) générés par la corrosion à son début, d’un très mince film
protecteur qui, jouant le rôle d’une barrière, ralentit très sensiblement le
passage du métal en solution (et donc diminue la vitesse de progression
de la corrosion); l’addition judicieuse, dans les métaux considérés, de
certains éléments d’alliage, permet encore d’augmenter l’efficacité de la
couche protectrice que l’on appelle « couche passive ».
À noter que ce classement montre, par exemple, que l’ensemble constitué
par une électrode en cuivre et une électrode en zinc placées dans un électrolyte (une solution d’acide dans l’eau par exemple) fera apparaître une
différence de potentiel égale à :
+ 0,34 – (– 0,76) = 1,1 volt
ce qui conduit à la formation d’une « pile » dans laquelle, au fur et à
mesure que l’on laissera circuler un courant électrique (par l’intermédiaire d’un conducteur reliant les deux électrodes), le zinc se dissoudra
et le cuivre restera non attaqué (le zinc est « corrodé »).
■ Différents types de corrosion humide
Il est habituel de répertorier plusieurs modes de corrosion humide :
– la corrosion généralisée;
– la corrosion par piqûres;
– la corrosion caverneuse;
– la corrosion intergranulaire;
– la corrosion galvanique;
– la corrosion sous tension.
On peut déjà noter que ces appellations font référence soit à l’aspect de la
corrosion (généralisée, par piqûres…), soit à son mécanisme (galvanique),
soit aux conditions dans lesquelles elle se développe (sous tension).
des métaux
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3.2 La résistance aux attaques chimiques
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
Par contre on peut remarquer que les métaux les plus usuels ne sont pas
les mieux placés dans cette échelle (leurs potentiels standards sont nettement négatifs). Mais ces situations engendrées par les niveaux des
potentiels peuvent être fondamentalement modifiées, dans un sens très
favorable, par la formation, à partir des composés chimiques (hydroxydes,
oxydes…) générés par la corrosion à son début, d’un très mince film
protecteur qui, jouant le rôle d’une barrière, ralentit très sensiblement le
passage du métal en solution (et donc diminue la vitesse de progression
de la corrosion); l’addition judicieuse, dans les métaux considérés, de
certains éléments d’alliage, permet encore d’augmenter l’efficacité de la
couche protectrice que l’on appelle « couche passive ».
À noter que ce classement montre, par exemple, que l’ensemble constitué
par une électrode en cuivre et une électrode en zinc placées dans un électrolyte (une solution d’acide dans l’eau par exemple) fera apparaître une
différence de potentiel égale à :
+ 0,34 – (– 0,76) = 1,1 volt
ce qui conduit à la formation d’une « pile » dans laquelle, au fur et à
mesure que l’on laissera circuler un courant électrique (par l’intermédiaire d’un conducteur reliant les deux électrodes), le zinc se dissoudra
et le cuivre restera non attaqué (le zinc est « corrodé »).
■ Différents types de corrosion humide
Il est habituel de répertorier plusieurs modes de corrosion humide :
– la corrosion généralisée;
– la corrosion par piqûres;
– la corrosion caverneuse;
– la corrosion intergranulaire;
– la corrosion galvanique;
– la corrosion sous tension.
On peut déjà noter que ces appellations font référence soit à l’aspect de la
corrosion (généralisée, par piqûres…), soit à son mécanisme (galvanique),
soit aux conditions dans lesquelles elle se développe (sous tension).
