3 • Les propriétés
des métaux
78
3.2 La résistance aux attaques chimiques
En fait et, au moins dans un premier stade, on peut simplifier la description en revenant aux phénomènes élémentaires tout en distinguant deux
types de situations fondamentalement différents :
– le premier qui correspond à toutes les situations dans lesquelles le
métal se recouvre spontanément d’une couche protectrice (couche
passive); la corrosion dépendra alors, au premier chef, des altérations
possibles de cette couche;
– le second qui correspond à toutes les situations dans lesquelles le métal
ne se recouvre pas d’une couche protectrice stable.
ᮀ Modes de corrosion en l’absence d’une couche passive
En l’absence d’une couche passive on va tout d’abord constater le développement de la corrosion généralisée qui provoque une dissolution
uniforme de la surface. Ce processus strictement électrochimique fait
intervenir toutes les hétérogénéités du métal (inclusions et précipités)
qui n’ont pas le même potentiel que le métal qui les contient; elles constituent donc avec celui-ci des micropiles (le conducteur électrique qui
relie les électrodes de chaque pile est le métal sous-jacent; il crée donc
un véritable court-circuit). Dans ces conditions les zones anodiques sont
attaquées (et donc corrodées). Il en est ainsi, par exemple, avec du fer
contenant des inclusions d’oxydes; celles-ci sont généralement cathodiques et c’est donc le fer, anodique, qui se dissout (Autrefois, de ce fait,
les aciers effervescents présentaient une meilleure résistance à la corrosion atmosphérique car ils avaient une peau constituée de fer pratiquement pur et peu chargé en inclusions). Il en est de même lorsque le fer
contient des inclusions de sulfures mais alors ce sont ces dernières qui
sont anodiques et donc dissoutes; ce processus conduit néanmoins à une
corrosion généralisée car l’attaque de la surface se poursuit dans les cavités préalablement occupées par les sulfures.
En l’absence d’une couche passive on peut assister à un processus de
corrosion d’un métal lorsque, en présence du milieu corrosif, on le met
au contact (électrique) d’un autre métal dont le potentiel standard est
plus positif ou moins négatif. On crée ainsi une pile qui peut fonctionner puisqu’il y a contact électrique entre les deux métaux; le métal qui
est attaqué subit une corrosion galvanique.
des métaux
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3.2 La résistance aux attaques chimiques
En fait et, au moins dans un premier stade, on peut simplifier la description en revenant aux phénomènes élémentaires tout en distinguant deux
types de situations fondamentalement différents :
– le premier qui correspond à toutes les situations dans lesquelles le
métal se recouvre spontanément d’une couche protectrice (couche
passive); la corrosion dépendra alors, au premier chef, des altérations
possibles de cette couche;
– le second qui correspond à toutes les situations dans lesquelles le métal
ne se recouvre pas d’une couche protectrice stable.
ᮀ Modes de corrosion en l’absence d’une couche passive
En l’absence d’une couche passive on va tout d’abord constater le développement de la corrosion généralisée qui provoque une dissolution
uniforme de la surface. Ce processus strictement électrochimique fait
intervenir toutes les hétérogénéités du métal (inclusions et précipités)
qui n’ont pas le même potentiel que le métal qui les contient; elles constituent donc avec celui-ci des micropiles (le conducteur électrique qui
relie les électrodes de chaque pile est le métal sous-jacent; il crée donc
un véritable court-circuit). Dans ces conditions les zones anodiques sont
attaquées (et donc corrodées). Il en est ainsi, par exemple, avec du fer
contenant des inclusions d’oxydes; celles-ci sont généralement cathodiques et c’est donc le fer, anodique, qui se dissout (Autrefois, de ce fait,
les aciers effervescents présentaient une meilleure résistance à la corrosion atmosphérique car ils avaient une peau constituée de fer pratiquement pur et peu chargé en inclusions). Il en est de même lorsque le fer
contient des inclusions de sulfures mais alors ce sont ces dernières qui
sont anodiques et donc dissoutes; ce processus conduit néanmoins à une
corrosion généralisée car l’attaque de la surface se poursuit dans les cavités préalablement occupées par les sulfures.
En l’absence d’une couche passive on peut assister à un processus de
corrosion d’un métal lorsque, en présence du milieu corrosif, on le met
au contact (électrique) d’un autre métal dont le potentiel standard est
plus positif ou moins négatif. On crée ainsi une pile qui peut fonctionner puisqu’il y a contact électrique entre les deux métaux; le métal qui
est attaqué subit une corrosion galvanique.
