3 • Les propriétés
des métaux
74
3.2 La résistance aux attaques chimiques
– les conséquences en profondeur de la corrosion, conséquences qui
engendreront, d’une part, une baisse des performances mécaniques
par diminution de la section résistante et, éventuellement, d’autre part,
une perte d’étanchéité.
Nous allons examiner successivement et pour chaque type de corrosion,
les phénomènes mis en jeu et les principes d’action des moyens de prévention.
3.2.1 La corrosion humide
■ Phénomènes
La corrosion humide qui met en jeu des corps dissous dans l’eau peut
s’expliquer simplement en considérant la réaction qui permet le passage
du métal en solution :
M ↔ M
n + + ne
–
l’atome de métal perd n électrons et prend de ce fait la forme d’un ion
positif (n fois positif). Cette réaction est dite « anodique » et la zone où elle
se produit est appelée « anode ». La mise en solution du métal (et donc son
attaque par la corrosion) se développe si les n électrons, qui sont libérés
dans la masse métallique, peuvent migrer, à travers un conducteur métallique, vers une zone (dite « cathode ») où ils seront absorbés en continu par
une autre réaction. Or l’eau OH 2 présente ici se décompose systématiquement en deux types d’ions, un ion positif H
+ et un ion négatif OH
– :
OH 2 ↔ H
+ + OH
–
Une réaction peut alors faire intervenir les n électrons et les ions H
+ :
nH
+ + ne
–
→ n/2 H 2
réaction (dite de type « cathodique ») qui conduit à la formation de
molécules d’hydrogène H 2 qui se dégagent sous forme de gaz. On peut
aussi voir intervenir l’oxygène dissous dans l’eau qui donne :
n/4 O 2 + n/2 OH 2 + ne
–
→ nOH
–
en consommant les électrons libérés par le métal.
des métaux
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3.2 La résistance aux attaques chimiques
– les conséquences en profondeur de la corrosion, conséquences qui
engendreront, d’une part, une baisse des performances mécaniques
par diminution de la section résistante et, éventuellement, d’autre part,
une perte d’étanchéité.
Nous allons examiner successivement et pour chaque type de corrosion,
les phénomènes mis en jeu et les principes d’action des moyens de prévention.
3.2.1 La corrosion humide
■ Phénomènes
La corrosion humide qui met en jeu des corps dissous dans l’eau peut
s’expliquer simplement en considérant la réaction qui permet le passage
du métal en solution :
M ↔ M
n + + ne
–
l’atome de métal perd n électrons et prend de ce fait la forme d’un ion
positif (n fois positif). Cette réaction est dite « anodique » et la zone où elle
se produit est appelée « anode ». La mise en solution du métal (et donc son
attaque par la corrosion) se développe si les n électrons, qui sont libérés
dans la masse métallique, peuvent migrer, à travers un conducteur métallique, vers une zone (dite « cathode ») où ils seront absorbés en continu par
une autre réaction. Or l’eau OH 2 présente ici se décompose systématiquement en deux types d’ions, un ion positif H
+ et un ion négatif OH
– :
OH 2 ↔ H
+ + OH
–
Une réaction peut alors faire intervenir les n électrons et les ions H
+ :
nH
+ + ne
–
→ n/2 H 2
réaction (dite de type « cathodique ») qui conduit à la formation de
molécules d’hydrogène H 2 qui se dégagent sous forme de gaz. On peut
aussi voir intervenir l’oxygène dissous dans l’eau qui donne :
n/4 O 2 + n/2 OH 2 + ne
–
→ nOH
–
en consommant les électrons libérés par le métal.
