12 • Le fer et ses alliages
307
12.7 Aspects industriels
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
– des aciers particuliers utilisés dans divers états structuraux : les aciers
inoxydables.
■ Les aciers utilisés à l’état ferrito-perlitique
Les aciers utilisés à l’état ferrito-perlitique sont des alliages fer/carbone ne
contenant généralement pas d’éléments d’alliage (à l’exception d’additions
nécessaires à l’élaboration; Mn ≤ 1,65 % – Si ≤ 0,5 % – éventuellement
Al ≤ 0,1 %). L’état structural d’emploi, qui est aussi l’état de livraison, est
obtenu généralement en fin de fabrication à l’aide d’un refroidissement à
l’air succédant soit à une austénitisation classique (traitement dit de « normalisation ») soit à un laminage (à l’état austénitique) judicieusement
conduit (dit « laminage normalisant »). Leur état structural ne confère pas
à ces aciers une résistance mécanique élevée mais il leur donne une grande
plasticité qui assure une bonne sécurité d’emploi malgré des mises en
œuvre faisant souvent appel à des déformations plastiques importantes
et au soudage. Cette dernière opération est, par ailleurs, facilitée par la
stabilité de la structure et par une limitation de la teneur en carbone. Parmi
ces aciers on trouve :
Les aciers de construction métallique
Il n’est généralement pas demandé à ces aciers de présenter une limite
d’élasticité élevée car les restrictions imposées aux déformations élastiques
en service ne permettent pas de les soumettre à des sollicitations importantes. Ces aciers contiennent souvent du manganèse (teneur inférieure
à 1,7 % environ) et parfois des micro-additions de niobium (< 0,05 %)
et/ou de vanadium (< 0,15 %) pour augmenter l’effet durcissant du carbone à travers des procédures particulières de laminage (ils sont alors dits
« aciers thermomécaniques »).
Ceux de ces aciers dont l’emploi est le plus habituel sont définis par la
norme NF EN 10025 dans ses parties 2 et 3. Leur limite d’élasticité
minimale garantie s’étage de 235 à 460 N/mm
2 (sur produits de 16 mm
d’épaisseur max.) alors que leur allongement à rupture est ≥ 12 %.
Des aciers plus performants avec des limites d’élasticité minimales allant
jusqu’à 460 N/mm
2 (mais toujours des allongement à rupture ≥ 17 %) sont
définis par la norme NF EN 10025-4; dans leurs versions thermomécaniques (indice M) ces aciers présentent une excellente soudabilité. Dans sa
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12.7 Aspects industriels
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
– des aciers particuliers utilisés dans divers états structuraux : les aciers
inoxydables.
■ Les aciers utilisés à l’état ferrito-perlitique
Les aciers utilisés à l’état ferrito-perlitique sont des alliages fer/carbone ne
contenant généralement pas d’éléments d’alliage (à l’exception d’additions
nécessaires à l’élaboration; Mn ≤ 1,65 % – Si ≤ 0,5 % – éventuellement
Al ≤ 0,1 %). L’état structural d’emploi, qui est aussi l’état de livraison, est
obtenu généralement en fin de fabrication à l’aide d’un refroidissement à
l’air succédant soit à une austénitisation classique (traitement dit de « normalisation ») soit à un laminage (à l’état austénitique) judicieusement
conduit (dit « laminage normalisant »). Leur état structural ne confère pas
à ces aciers une résistance mécanique élevée mais il leur donne une grande
plasticité qui assure une bonne sécurité d’emploi malgré des mises en
œuvre faisant souvent appel à des déformations plastiques importantes
et au soudage. Cette dernière opération est, par ailleurs, facilitée par la
stabilité de la structure et par une limitation de la teneur en carbone. Parmi
ces aciers on trouve :
Les aciers de construction métallique
Il n’est généralement pas demandé à ces aciers de présenter une limite
d’élasticité élevée car les restrictions imposées aux déformations élastiques
en service ne permettent pas de les soumettre à des sollicitations importantes. Ces aciers contiennent souvent du manganèse (teneur inférieure
à 1,7 % environ) et parfois des micro-additions de niobium (< 0,05 %)
et/ou de vanadium (< 0,15 %) pour augmenter l’effet durcissant du carbone à travers des procédures particulières de laminage (ils sont alors dits
« aciers thermomécaniques »).
Ceux de ces aciers dont l’emploi est le plus habituel sont définis par la
norme NF EN 10025 dans ses parties 2 et 3. Leur limite d’élasticité
minimale garantie s’étage de 235 à 460 N/mm
2 (sur produits de 16 mm
d’épaisseur max.) alors que leur allongement à rupture est ≥ 12 %.
Des aciers plus performants avec des limites d’élasticité minimales allant
jusqu’à 460 N/mm
2 (mais toujours des allongement à rupture ≥ 17 %) sont
définis par la norme NF EN 10025-4; dans leurs versions thermomécaniques (indice M) ces aciers présentent une excellente soudabilité. Dans sa
