12 • Le fer et ses alliages
306
12.7 Aspects industriels
12.7 Aspects industriels
12.7.1 Aspects industriels sur les aciers
Le meilleur compromis entre l’exploitation la plus poussée de la capacité
de durcissement de l’acier et la conservation de la ductilité nécessaire est
généralement obtenu après trempe martensitique et revenu. Pratiquement,
et pour éviter des phénomènes parasites de fragilisation, on réalise des
revenus dans les domaines de température suivants :
– de 180 à 220 °C : pour conserver à l’acier une dureté élevée peu inférieure à la dureté de la martensite tout en diminuant sensiblement la
fragilité de ce constituant. On réalise ainsi un « revenu de détente »
surtout pratiqué sur les aciers à outils que l’on utilise alors dans des
conditions telles que les contraintes de service ne puissent engendrer
une rupture (soutien mécanique, frettage…);
– de 500 à 575 °C : tout le carbone est alors précipité sous forme de
cémentite. La dureté de l’acier est nettement inférieure à la dureté de la
martensite mais sa ductilité est élevée et généralement suffisante pour
assurer la sécurité en service;
– de 625 à 675 °C : lorsque l’acier contient des éléments carburigènes (éléments ayant pour le carbone une affinité nettement supérieure à celle
du fer tels que V, Mo, W, Nb, Ti et Cr) un tel revenu permet la précipitation (seulement réalisable à des températures supérieures à 500 °C)
de fins carbures de ces éléments dans des conditions qui, sans trop affecter la ductilité de l’alliage, engendrent un durcissement supplémentaire dit « durcissement secondaire ». Ce phénomène peut prendre une
grande importance.
Dans la pratique on utilise les aciers dans différents états structuraux pour
répondre à des besoins divers. On peut noter que le module d’élasticité
de ces aciers est toujours, à la température ambiante, de 215 000 N/mm
2 ;
seuls font exception les aciers austénitiques (inoxydables) dont le module
d’élasticité est de l’ordre de 195 000 N/mm
2 ; tous ont une masse volumique de l’ordre de 7,85 kg/dm
3
. On distingue :
– les aciers utilisés à l’état ferrito-perlitique;
– les aciers utilisés à l’état martensitique revenu;
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12.7 Aspects industriels
12.7 Aspects industriels
12.7.1 Aspects industriels sur les aciers
Le meilleur compromis entre l’exploitation la plus poussée de la capacité
de durcissement de l’acier et la conservation de la ductilité nécessaire est
généralement obtenu après trempe martensitique et revenu. Pratiquement,
et pour éviter des phénomènes parasites de fragilisation, on réalise des
revenus dans les domaines de température suivants :
– de 180 à 220 °C : pour conserver à l’acier une dureté élevée peu inférieure à la dureté de la martensite tout en diminuant sensiblement la
fragilité de ce constituant. On réalise ainsi un « revenu de détente »
surtout pratiqué sur les aciers à outils que l’on utilise alors dans des
conditions telles que les contraintes de service ne puissent engendrer
une rupture (soutien mécanique, frettage…);
– de 500 à 575 °C : tout le carbone est alors précipité sous forme de
cémentite. La dureté de l’acier est nettement inférieure à la dureté de la
martensite mais sa ductilité est élevée et généralement suffisante pour
assurer la sécurité en service;
– de 625 à 675 °C : lorsque l’acier contient des éléments carburigènes (éléments ayant pour le carbone une affinité nettement supérieure à celle
du fer tels que V, Mo, W, Nb, Ti et Cr) un tel revenu permet la précipitation (seulement réalisable à des températures supérieures à 500 °C)
de fins carbures de ces éléments dans des conditions qui, sans trop affecter la ductilité de l’alliage, engendrent un durcissement supplémentaire dit « durcissement secondaire ». Ce phénomène peut prendre une
grande importance.
Dans la pratique on utilise les aciers dans différents états structuraux pour
répondre à des besoins divers. On peut noter que le module d’élasticité
de ces aciers est toujours, à la température ambiante, de 215 000 N/mm
2 ;
seuls font exception les aciers austénitiques (inoxydables) dont le module
d’élasticité est de l’ordre de 195 000 N/mm
2 ; tous ont une masse volumique de l’ordre de 7,85 kg/dm
3
. On distingue :
– les aciers utilisés à l’état ferrito-perlitique;
– les aciers utilisés à l’état martensitique revenu;
