12 • Le fer et ses alliages
308
12.7 Aspects industriels
partie 6 la norme NF EN 10025 propose aussi des aciers livrés à l’état
trempé et revenu.
Les aciers pour appareils à pression
À ces aciers il est demandé de retrouver leur structure d’emploi par normalisation (et éventuellement revenu) après mise en forme à chaud (à l’état
austénitique). Ces aciers doivent satisfaire à des exigences particulières
relatives à leur résistance à la rupture fragile (température de transition) et,
lorsqu’ils sont employés à température supérieure à l’ambiante, à leur limite
d’élasticité à chaud et à leur tenue au fluage.
Ils sont définis par les normes NF EN 10028 et 10207 et leur limite d’élasticité minimale garantie est de 235, 265, 295, 355 ou 460 N/mm
2 (sur produits d’épaisseur 16 mm max.) alors que leur allongement à rupture est
≥ 17 %.
On peut leur adjoindre des aciers faiblement alliés (additions de molybdène et de chrome pour améliorer leur résistance mécanique à chaud –
par suite de la trempabilité conférée par ces additions, le traitement de
normalisation est suivi, si nécessaire, d’un revenu à haute température,
supérieure à 630 °C) définis aussi par la norme NF EN 10028; leur limite
d’élasticité minimale garantie est de 275, 300 ou 310 N/mm
2 alors que leur
allongement à rupture est ≥ 17 %.
Les aciers pour armature du béton
Les armatures incorporées aux bétons sont passives ou actives.
Les armatures passives (béton armé) sont constituées d’aciers non alliés à
l’état brut de laminage à chaud, parfois traités, parfois écrouis, définis par
les normes NF A 35-015, 35-016, 35-017 et 35-019 ; elles peuvent être
livrées à l’état galvanisé (NF A 35-016). Leurs limites d’élasticité minimale vont de 215 à 500 N/mm
2 tandis que leurs allongements minimaux
à rupture varient de 25 à 8 %.
Les armatures actives (béton précontraint) doivent répondre à des exigences particulières (notamment résistance à la relaxation). Elles sont réalisées en aciers spéciaux non alliés à teneur en carbone élevée (entre 0,60 et
0,85 %) le plus souvent écrouis et vieillis pour permettre d’améliorer la
résistance à la relaxation.
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12.7 Aspects industriels
partie 6 la norme NF EN 10025 propose aussi des aciers livrés à l’état
trempé et revenu.
Les aciers pour appareils à pression
À ces aciers il est demandé de retrouver leur structure d’emploi par normalisation (et éventuellement revenu) après mise en forme à chaud (à l’état
austénitique). Ces aciers doivent satisfaire à des exigences particulières
relatives à leur résistance à la rupture fragile (température de transition) et,
lorsqu’ils sont employés à température supérieure à l’ambiante, à leur limite
d’élasticité à chaud et à leur tenue au fluage.
Ils sont définis par les normes NF EN 10028 et 10207 et leur limite d’élasticité minimale garantie est de 235, 265, 295, 355 ou 460 N/mm
2 (sur produits d’épaisseur 16 mm max.) alors que leur allongement à rupture est
≥ 17 %.
On peut leur adjoindre des aciers faiblement alliés (additions de molybdène et de chrome pour améliorer leur résistance mécanique à chaud –
par suite de la trempabilité conférée par ces additions, le traitement de
normalisation est suivi, si nécessaire, d’un revenu à haute température,
supérieure à 630 °C) définis aussi par la norme NF EN 10028; leur limite
d’élasticité minimale garantie est de 275, 300 ou 310 N/mm
2 alors que leur
allongement à rupture est ≥ 17 %.
Les aciers pour armature du béton
Les armatures incorporées aux bétons sont passives ou actives.
Les armatures passives (béton armé) sont constituées d’aciers non alliés à
l’état brut de laminage à chaud, parfois traités, parfois écrouis, définis par
les normes NF A 35-015, 35-016, 35-017 et 35-019 ; elles peuvent être
livrées à l’état galvanisé (NF A 35-016). Leurs limites d’élasticité minimale vont de 215 à 500 N/mm
2 tandis que leurs allongements minimaux
à rupture varient de 25 à 8 %.
Les armatures actives (béton précontraint) doivent répondre à des exigences particulières (notamment résistance à la relaxation). Elles sont réalisées en aciers spéciaux non alliés à teneur en carbone élevée (entre 0,60 et
0,85 %) le plus souvent écrouis et vieillis pour permettre d’améliorer la
résistance à la relaxation.
