8 • L’aluminium
et ses alliages
214
8.7 Aspects industriels
sur les alliages d’aluminium
À l’état écroui les performances de résistance sont d’autant plus augmentées que l’écrouissage est plus important mais en contrepartie la ductilité
est plus abaissée. Avec l’écrouissage le plus important il est possible alors
d’atteindre les ordres de grandeur suivants :
– limite d’élasticité R p0,2 ; 180 à 400 N/mm
2 ;
– résistance à la traction; 200 à 430 N/mm
2 ;
– allongement à rupture; 3 à 5 %.
Pour retrouver une ductilité plus élevée on peut réaliser un début de restauration à l’aide d’un léger réchauffage; on reviendra ainsi, par exemple,
aux niveaux suivants :
– limite d’élasticité R p0,2 ; 140 à 200 N/mm
2 ;
– résistance à la traction; 170 à 250 N/mm
2 ;
– allongement à rupture; 5 à 8 %.
8.7.2 Les alliages d’aluminium durcis par précipitation
Le durcissement par précipitation exige que soient introduits dans
l’alliage des éléments susceptibles d’être mis en solution solide à haute
température mais qui sont insolubles ou très faiblement solubles à la
température ambiante. Le durcissement est alors obtenu à l’aide d’un traitement thermique; c’est la raison pour laquelle les alliages correspondants
sont appelés « alliages à traitement thermique ».
L’exemple d’un tel alliage est donné par un des plus anciens alliages
d’aluminium : le duralumin (4 % Cu, 0,7 % Mg, 0,7 % Mn, 0,7 % Fe,
0,5 % Si). Une partie du diagramme d’équilibre Al-Cu (figure 8.3) montre que :
– par chauffage à une température supérieure à 500 °C on transforme
l’alliage en une solution solide homogène de cuivre dans l’aluminium;
– à la température ambiante la solubilité du cuivre dans l’aluminium est
inférieure à 0,1 % et que le cuivre excédentaire doit précipiter sous forme
du composé intermétallique Θ auquel on attribut la formule Al 2 Cu.
Une telle situation permet bien de réaliser un traitement thermique de
durcissement par précipitation.
et ses alliages
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8.7 Aspects industriels
sur les alliages d’aluminium
À l’état écroui les performances de résistance sont d’autant plus augmentées que l’écrouissage est plus important mais en contrepartie la ductilité
est plus abaissée. Avec l’écrouissage le plus important il est possible alors
d’atteindre les ordres de grandeur suivants :
– limite d’élasticité R p0,2 ; 180 à 400 N/mm
2 ;
– résistance à la traction; 200 à 430 N/mm
2 ;
– allongement à rupture; 3 à 5 %.
Pour retrouver une ductilité plus élevée on peut réaliser un début de restauration à l’aide d’un léger réchauffage; on reviendra ainsi, par exemple,
aux niveaux suivants :
– limite d’élasticité R p0,2 ; 140 à 200 N/mm
2 ;
– résistance à la traction; 170 à 250 N/mm
2 ;
– allongement à rupture; 5 à 8 %.
8.7.2 Les alliages d’aluminium durcis par précipitation
Le durcissement par précipitation exige que soient introduits dans
l’alliage des éléments susceptibles d’être mis en solution solide à haute
température mais qui sont insolubles ou très faiblement solubles à la
température ambiante. Le durcissement est alors obtenu à l’aide d’un traitement thermique; c’est la raison pour laquelle les alliages correspondants
sont appelés « alliages à traitement thermique ».
L’exemple d’un tel alliage est donné par un des plus anciens alliages
d’aluminium : le duralumin (4 % Cu, 0,7 % Mg, 0,7 % Mn, 0,7 % Fe,
0,5 % Si). Une partie du diagramme d’équilibre Al-Cu (figure 8.3) montre que :
– par chauffage à une température supérieure à 500 °C on transforme
l’alliage en une solution solide homogène de cuivre dans l’aluminium;
– à la température ambiante la solubilité du cuivre dans l’aluminium est
inférieure à 0,1 % et que le cuivre excédentaire doit précipiter sous forme
du composé intermétallique Θ auquel on attribut la formule Al 2 Cu.
Une telle situation permet bien de réaliser un traitement thermique de
durcissement par précipitation.
