7 • Les traitements
thermiques
198
7.1 Les opérations
du traitement de durcissement
L’utilisation de ces paramètres s’est révélée à la fois pratique et fiable; elle
a permis, par ailleurs, de parvenir à des relations simples et utiles telles, par
exemple, celle liant les conditions de refroidissement de ronds de différents diamètres D immergés dans le même fluide de refroidissement :
log(Δt T1/T2 ) = C + [E × log(D)]
ou celle liant les conditions de refroidissement de grandes plaques de
différentes épaisseurs e immergées dans le même fluide de refroidissement :
log(Δt T1/T2 ) = F + [G × log(e)]
les coefficients C, E, F et G variant avec le métal, le point considéré dans la
section du produit, le fluide de refroidissement et l’agitation de celui-ci.
7.1.3 Le réchauffage qui est dit « revenu »
L’alliage reste en état de sursaturation à la température ambiante parce
qu’à cette température l’agitation thermique et la diffusion qui permettraient la germination des précipités sont insuffisantes. Pour provoquer la
précipitation il est donc nécessaire de réchauffer l’alliage à une température
suffisamment élevée pour que ces mécanismes puissent jouer leur rôle.
Mais il faut rappeler ici que, quand la température s’élève (dans les limites
du domaine de température où l’alliage reste sursaturé) (voir figure 7.4) :
– les germes sont plus gros et moins nombreux;
– la germination est plus rapide;
– le grossissement des grains est plus rapide.
Il est toutefois nécessaire de tenir compte de la cinétique de la diffusion
du ou des éléments qui vont constituer les précipités :
– si ces derniers sont constitués par un élément en solution solide de
substitution réagissant avec le métal de base ou avec un autre élément
en solution solide de substitution (composé intermétallique), la diffusion sera lente et de ce fait la température optimale sera relativement
élevée. Les précipités pourront être fins;
– si ces derniers sont constitués avec un élément en solution solide
d’insertion (petits atomes), la diffusion sera possible à des températures relativement basses et elle sera plus rapide. Dans ces conditions les
précipités auront tendance à être moins fins.
thermiques
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7.1 Les opérations
du traitement de durcissement
L’utilisation de ces paramètres s’est révélée à la fois pratique et fiable; elle
a permis, par ailleurs, de parvenir à des relations simples et utiles telles, par
exemple, celle liant les conditions de refroidissement de ronds de différents diamètres D immergés dans le même fluide de refroidissement :
log(Δt T1/T2 ) = C + [E × log(D)]
ou celle liant les conditions de refroidissement de grandes plaques de
différentes épaisseurs e immergées dans le même fluide de refroidissement :
log(Δt T1/T2 ) = F + [G × log(e)]
les coefficients C, E, F et G variant avec le métal, le point considéré dans la
section du produit, le fluide de refroidissement et l’agitation de celui-ci.
7.1.3 Le réchauffage qui est dit « revenu »
L’alliage reste en état de sursaturation à la température ambiante parce
qu’à cette température l’agitation thermique et la diffusion qui permettraient la germination des précipités sont insuffisantes. Pour provoquer la
précipitation il est donc nécessaire de réchauffer l’alliage à une température
suffisamment élevée pour que ces mécanismes puissent jouer leur rôle.
Mais il faut rappeler ici que, quand la température s’élève (dans les limites
du domaine de température où l’alliage reste sursaturé) (voir figure 7.4) :
– les germes sont plus gros et moins nombreux;
– la germination est plus rapide;
– le grossissement des grains est plus rapide.
Il est toutefois nécessaire de tenir compte de la cinétique de la diffusion
du ou des éléments qui vont constituer les précipités :
– si ces derniers sont constitués par un élément en solution solide de
substitution réagissant avec le métal de base ou avec un autre élément
en solution solide de substitution (composé intermétallique), la diffusion sera lente et de ce fait la température optimale sera relativement
élevée. Les précipités pourront être fins;
– si ces derniers sont constitués avec un élément en solution solide
d’insertion (petits atomes), la diffusion sera possible à des températures relativement basses et elle sera plus rapide. Dans ces conditions les
précipités auront tendance à être moins fins.
