6 • Changements d’états
des alliages métalliques
181
6.3 Bilan de certaines connaissances
acquises – Les traitements thermiques
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
l’état solide afin de les reprécipiter ensuite. C’est le choix judicieux du
ou des éléments d’alliage qui permettra de satisfaire cette dernière condition; le diagramme d’équilibre devra présenter, non seulement un
domaine à deux phases au voisinage de la température ambiante, mais
aussi un domaine de solubilité totale à l’état solide à de plus hautes
températures;
– pour être efficace la précipitation de la phase durcissante doit se faire à
l’état solide en dehors de tout processus de solidification et en conditions hors équilibre. Elle pourra donc être réalisée :
• soit par contrôle des conditions de refroidissement après mise en
solution solide à haute température de tous les précipités (trop gros)
de façon à provoquer la désaturation de la première phase dans un
domaine de température tel que la précipitation de la deuxième phase
se fasse assez finement, mais il faut déjà remarquer que, comme le
montre la figure 6.9, il n’est pas possible de réaliser un refroidissement
identique en tout point d’un morceau de métal. En effet son cœur ne
peut se refroidir qu’après un refroidissement préalable de sa peau qui
crée le gradient thermique nécessaire à l’amorce de la conduction de
la chaleur contenue dans sa masse. Sauf cas particulier cette opération ne donne donc pas un résultat satisfaisant,
• soit par réchauffage contrôlé d’un alliage dans lequel tous les précipités (trop gros) ont été préalablement mis en solution solide à
l’occasion d’un chauffage à haute température suivi d’un refroidissement assez rapide pour empêcher toute précipitation; cette dernière
procédure est la plus générale.
Ainsi donc, l’obtention du durcissement d’un alliage par des précipités
suppose qu’après avoir judicieusement choisi sa composition on réalise
les opérations suivantes :
– un chauffage pour mettre en solution le ou les éléments qui formeront
la deuxième phase;
– un refroidissement assez rapide pour empêcher la précipitation de la
deuxième phase;
– un réchauffage modéré pour provoquer une précipitation fine, par un
retour limité et surtout contrôlé vers l’état d’équilibre.
des alliages métalliques
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6.3 Bilan de certaines connaissances
acquises – Les traitements thermiques
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
l’état solide afin de les reprécipiter ensuite. C’est le choix judicieux du
ou des éléments d’alliage qui permettra de satisfaire cette dernière condition; le diagramme d’équilibre devra présenter, non seulement un
domaine à deux phases au voisinage de la température ambiante, mais
aussi un domaine de solubilité totale à l’état solide à de plus hautes
températures;
– pour être efficace la précipitation de la phase durcissante doit se faire à
l’état solide en dehors de tout processus de solidification et en conditions hors équilibre. Elle pourra donc être réalisée :
• soit par contrôle des conditions de refroidissement après mise en
solution solide à haute température de tous les précipités (trop gros)
de façon à provoquer la désaturation de la première phase dans un
domaine de température tel que la précipitation de la deuxième phase
se fasse assez finement, mais il faut déjà remarquer que, comme le
montre la figure 6.9, il n’est pas possible de réaliser un refroidissement
identique en tout point d’un morceau de métal. En effet son cœur ne
peut se refroidir qu’après un refroidissement préalable de sa peau qui
crée le gradient thermique nécessaire à l’amorce de la conduction de
la chaleur contenue dans sa masse. Sauf cas particulier cette opération ne donne donc pas un résultat satisfaisant,
• soit par réchauffage contrôlé d’un alliage dans lequel tous les précipités (trop gros) ont été préalablement mis en solution solide à
l’occasion d’un chauffage à haute température suivi d’un refroidissement assez rapide pour empêcher toute précipitation; cette dernière
procédure est la plus générale.
Ainsi donc, l’obtention du durcissement d’un alliage par des précipités
suppose qu’après avoir judicieusement choisi sa composition on réalise
les opérations suivantes :
– un chauffage pour mettre en solution le ou les éléments qui formeront
la deuxième phase;
– un refroidissement assez rapide pour empêcher la précipitation de la
deuxième phase;
– un réchauffage modéré pour provoquer une précipitation fine, par un
retour limité et surtout contrôlé vers l’état d’équilibre.
