6 • Changements d’états
des alliages métalliques
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6.3 Bilan de certaines connaissances
acquises – Les traitements thermiques
– pendant la solidification et elle est alors le résultat d’une réaction
eutectique; les cristaux se développant à partir d’un milieu liquide sont
généralement trop gros et l’expérience montre qu’ils sont peu ou pas
durcissants. Pour les mêmes raisons une réaction péritectique qui fait
apparaître une deuxième phase n’est pas efficace non plus et, qui plus
est, elle n’est généralement pas achevée en conditions industrielles;
– pendant le refroidissement à l’état solide à l’occasion d’une réaction
eutectoïde accompagnant une transformation allotropique du métal de
base; la juxtaposition des deux phases dans l’agrégat eutectoïde (ou
pseudo-eutectoïde) ainsi que la relative finesse des grains confèrent à
celui-ci des performances mécaniques parfois intéressantes mais il faut
noter que cette formation ne provoque pas un vrai durcissement par
précipitation puisque la deuxième phase se forme « à côté » des grains
de la première phase et non dans ces grains. Par ailleurs, la phase proeutectoïde lorsqu’elle est constituée par une solution solide de l’élément d’alliage dans le métal de base, peut constituer mécaniquement
un point faible puisqu’elle ne contient aucun précipité;
– pendant le refroidissement à l’état solide à l’occasion de la désaturation
de la phase principale; la précipitation sera vraiment durcissante si la phase
qui apparaît ne se forme pas sur des cristaux de même nature déjà existants (qui risqueraient fort, alors, de dépasser la taille optimale), cette
condition suppose que toute la phase durcissante ait été, au préalable,
totalement mise en solution;
– pendant le réchauffage d’un alliage maintenu préalablement dans un
état hors équilibre à la suite d’un refroidissement rapide; cette situation offre la possibilité de former, par un retour contrôlé vers l’état
d’équilibre, un précipité fin et donc extrêmement durcissant. Ici
encore il est indispensable que la précipitation ne se fasse pas sur des
précipités préexistant et donc que toute la phase durcissante ait été, au
préalable, totalement mise en solution.
En ce qui concerne le durcissement d’un alliage par précipitation, le
bilan que l’on peut tirer des remarques faites ci-dessus est le suivant :
– la ou les phases durcissantes qui précipitent lors de la solidification ou
à la suite de celle-ci n’ont pas une taille optimale; elles sont beaucoup
trop grosses. Il est donc nécessaire de pouvoir les mettre en solution à
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