6 • Changements d’états
des alliages métalliques
178
6.2 Les transformations à l’état solide
en conditions industrielles
Au chauffage la désaturation de la phase p 1 se fera progressivement par
précipitation d’une deuxième phase riche en A; solution solide de M
dans le métal A ou composé A x M y , cette évolution se fera à travers un
processus de germination et croissance comme décrit au § 4.2.4. Selon la
température atteinte les précipités seront fins (température relativement
basse) ou plus gros (température moyenne) avec, aux plus hautes températures, risque de coalescence (§ 4.2.4). Cette précipitation peut aussi se
faire sans passage par l’étape de germination si la phase qui apparaît a la
même composition que la phase p 2 qui subsistait initialement (dans certains cas) à côté de la phase p 1 sursaturée; cette situation ne permet pas
de former de petits précipités (et donc de développer un durcissement
efficace).
La succession des évolutions qui viennent d’être décrites suppose que le
chauffage réalisé maintient l’alliage dans le domaine de stabilité de la
phase p 1 désaturée et d’existence de la phase précipitée.
ᮀ Une transformation particulière à l’état solide en conditions
industrielles de chauffage : la recristallisation (et la restauration)
Un écrouissage (c’est-à-dire une déformation plastique) augmente le
nombre des dislocations et provoque des interactions entre elles. Un
réchauffage ultérieur favorise leurs mouvements et provoque une certain
nombre d’évolutions :
– des dislocations s’annihilent ce qui provoque un adoucissement d’intensité variable selon les métaux (faible avec Cu et Ni – fort avec Fe et Al);
c’est la restauration;
– les dislocations restantes se réarrangent :
• en se déplaçant; elles constituent, à l’intérieur des grains, des alignements qui forment des « parois » ou « sous-joints » et délimitent des
petits blocs (ou « sous-grains ») faiblement désorientés les uns par
rapport aux autres et à l’intérieur desquels la densité des dislocations
est relativement faible,
• en poursuivant ce réarrangement (si la densité des dislocations est
suffisante), la désorientation dans les sous-joints croît au point que
ceux-ci deviennent de véritables joints et, par voie de conséquence,
les anciens sous-grains apparaissent comme des nouveaux grains;
des alliages métalliques
178
6.2 Les transformations à l’état solide
en conditions industrielles
Au chauffage la désaturation de la phase p 1 se fera progressivement par
précipitation d’une deuxième phase riche en A; solution solide de M
dans le métal A ou composé A x M y , cette évolution se fera à travers un
processus de germination et croissance comme décrit au § 4.2.4. Selon la
température atteinte les précipités seront fins (température relativement
basse) ou plus gros (température moyenne) avec, aux plus hautes températures, risque de coalescence (§ 4.2.4). Cette précipitation peut aussi se
faire sans passage par l’étape de germination si la phase qui apparaît a la
même composition que la phase p 2 qui subsistait initialement (dans certains cas) à côté de la phase p 1 sursaturée; cette situation ne permet pas
de former de petits précipités (et donc de développer un durcissement
efficace).
La succession des évolutions qui viennent d’être décrites suppose que le
chauffage réalisé maintient l’alliage dans le domaine de stabilité de la
phase p 1 désaturée et d’existence de la phase précipitée.
ᮀ Une transformation particulière à l’état solide en conditions
industrielles de chauffage : la recristallisation (et la restauration)
Un écrouissage (c’est-à-dire une déformation plastique) augmente le
nombre des dislocations et provoque des interactions entre elles. Un
réchauffage ultérieur favorise leurs mouvements et provoque une certain
nombre d’évolutions :
– des dislocations s’annihilent ce qui provoque un adoucissement d’intensité variable selon les métaux (faible avec Cu et Ni – fort avec Fe et Al);
c’est la restauration;
– les dislocations restantes se réarrangent :
• en se déplaçant; elles constituent, à l’intérieur des grains, des alignements qui forment des « parois » ou « sous-joints » et délimitent des
petits blocs (ou « sous-grains ») faiblement désorientés les uns par
rapport aux autres et à l’intérieur desquels la densité des dislocations
est relativement faible,
• en poursuivant ce réarrangement (si la densité des dislocations est
suffisante), la désorientation dans les sous-joints croît au point que
ceux-ci deviennent de véritables joints et, par voie de conséquence,
les anciens sous-grains apparaissent comme des nouveaux grains;
