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Biostatistiques pour le clinicien
Tableau II – Calcul d’un taux de survie avec la « méthode directe ».
Calcul du taux de survie à deux ans de dix malades (S/T).
Dix malades
Pour deux malades, le recul est < 2 ans : Pour huit malades, le recul est ≥ 2 ans :
Ils ne peuvent pas être pris en compte
Six malades sont vivants (V/T)
Deux malades sont décédés (D/T)
La survie à deux ans est donc de 6/8 = 75 %
De façon générale :
/
/
/
/
V T
S T
V T D T
De la même façon, il est possible de mesurer le taux de survie à trois ans,
à quatre ans, etc. Il s’agit d’estimations ponctuelles qui, en fait, peuvent
être assimilées à l’évaluation de variables qualitatives. Elles ne doivent
pas être reliées entre elles par une courbe. Du reste, cette méthode
expose parfois au paradoxe d’un taux de survie à cinq ans supérieur à
celui observé à quatre ans. C’est le cas si le nombre de malades, pour lesquels le recul est de cinq ans, est réduit et que, par le jeu du hasard, leur
mortalité est moindre que celle observée dans le groupe qui a quatre ans
de recul (fig. 1). Pour ces raisons, la « méthode directe » ne doit plus être
utilisée pour mesurer une variable censurée, au profit de méthodes qui
reposent sur des probabilités conditionnelles.
Fig. 1 – Expression d’une survie par la « méthode directe ». Dans cette étude,
la survie chez la femme paraît augmenter entre 4 ans et 5 ans de recul (d’après
Maillard et al. >1@).
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Biostatistiques pour le clinicien
Tableau II – Calcul d’un taux de survie avec la « méthode directe ».
Calcul du taux de survie à deux ans de dix malades (S/T).
Dix malades
Pour deux malades, le recul est < 2 ans : Pour huit malades, le recul est ≥ 2 ans :
Ils ne peuvent pas être pris en compte
Six malades sont vivants (V/T)
Deux malades sont décédés (D/T)
La survie à deux ans est donc de 6/8 = 75 %
De façon générale :
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V T
S T
V T D T
De la même façon, il est possible de mesurer le taux de survie à trois ans,
à quatre ans, etc. Il s’agit d’estimations ponctuelles qui, en fait, peuvent
être assimilées à l’évaluation de variables qualitatives. Elles ne doivent
pas être reliées entre elles par une courbe. Du reste, cette méthode
expose parfois au paradoxe d’un taux de survie à cinq ans supérieur à
celui observé à quatre ans. C’est le cas si le nombre de malades, pour lesquels le recul est de cinq ans, est réduit et que, par le jeu du hasard, leur
mortalité est moindre que celle observée dans le groupe qui a quatre ans
de recul (fig. 1). Pour ces raisons, la « méthode directe » ne doit plus être
utilisée pour mesurer une variable censurée, au profit de méthodes qui
reposent sur des probabilités conditionnelles.
Fig. 1 – Expression d’une survie par la « méthode directe ». Dans cette étude,
la survie chez la femme paraît augmenter entre 4 ans et 5 ans de recul (d’après
Maillard et al. >1@).
