Michel Huguier et Pierre-Yves Boëlle, Biostatistiques pour le clinicien
ISBN : 978-2-8178-0463-7, © Springer-Verlag Paris 2013
4
Les variables censurées
La censure intervient lorsque l’on n’observe pas exactement la valeur
de la variable à laquelle on s’intéresse. L’exemple type est celui de la survie,
ce qui requiert la survenue de l’événement « décès ». Par extension, cette
notion de « décès » peut s’appliquer à tout événement non récurrent
qui survient dans le temps, par exemple, l’apparition d’une récidive
ou d’une métastase dans un cancer. La notion de « survie » s’applique
alors au temps écoulé sans l’apparition d’une récidive ou d’une métastase. Les courbes qui en résultent décroissent avec le temps, comme une
courbe de survie. Néanmoins, on a plus souvent tendance à faire figurer
les taux de récidives ou d’apparition d’un événement pathologique, par
une courbe croissante, ces taux n’étant que le complément des taux sans
récidives. Ces courbes croissantes d’incidences cumulées sont également
appropriées lorsque l’on s’intéresse à une cause de mortalité, mais qu’il
peut y avoir d’autres causes ( mortalités compétitives).
Les notions de temps jusqu’à l’événement nécessitent la définition
d’un temps zéro (date d’origine) qui correspond à un même événement chez chaque personne, par exemple, la date de diagnostic ou de
début d’un traitement.
De même qu’une variable quantitative peut être transformée en
variable qualitative, on peut transformer une variable censurée en
variable qualitative : pourcentage de patients survivants à cinq ans.
Pour ce faire, il faut que le suivi minimum pour chaque patient soit
au moins de cinq ans. Une variable censurée peut devenir simplement
quantitative si la durée de survie est obtenue pour chaque individu
dans une population. La transformation de variables censurées en
variables quantitatives ou qualitatives fait perdre de l’information et
peut introduire des biais.
Définitions
Des définitions sont importantes à préciser.
ISBN : 978-2-8178-0463-7, © Springer-Verlag Paris 2013
4
Les variables censurées
La censure intervient lorsque l’on n’observe pas exactement la valeur
de la variable à laquelle on s’intéresse. L’exemple type est celui de la survie,
ce qui requiert la survenue de l’événement « décès ». Par extension, cette
notion de « décès » peut s’appliquer à tout événement non récurrent
qui survient dans le temps, par exemple, l’apparition d’une récidive
ou d’une métastase dans un cancer. La notion de « survie » s’applique
alors au temps écoulé sans l’apparition d’une récidive ou d’une métastase. Les courbes qui en résultent décroissent avec le temps, comme une
courbe de survie. Néanmoins, on a plus souvent tendance à faire figurer
les taux de récidives ou d’apparition d’un événement pathologique, par
une courbe croissante, ces taux n’étant que le complément des taux sans
récidives. Ces courbes croissantes d’incidences cumulées sont également
appropriées lorsque l’on s’intéresse à une cause de mortalité, mais qu’il
peut y avoir d’autres causes ( mortalités compétitives).
Les notions de temps jusqu’à l’événement nécessitent la définition
d’un temps zéro (date d’origine) qui correspond à un même événement chez chaque personne, par exemple, la date de diagnostic ou de
début d’un traitement.
De même qu’une variable quantitative peut être transformée en
variable qualitative, on peut transformer une variable censurée en
variable qualitative : pourcentage de patients survivants à cinq ans.
Pour ce faire, il faut que le suivi minimum pour chaque patient soit
au moins de cinq ans. Une variable censurée peut devenir simplement
quantitative si la durée de survie est obtenue pour chaque individu
dans une population. La transformation de variables censurées en
variables quantitatives ou qualitatives fait perdre de l’information et
peut introduire des biais.
Définitions
Des définitions sont importantes à préciser.
