L’ épidémiologie analytique 265
Moyens d’estimation
Les enquêtes de cohortes comparatives permettent d’estimer directement le risque relatif associé à l’exposition. Lorsque plusieurs facteurs de risque potentiel sont étudiés, il est possible et souhaitable de
faire des analyses multifactorielles.
Objectifs
Il existe deux types d’enquêtes exposés-non exposés.
Certaines cohortes sont dites « historiques » ou « rétrospectives ».
Elles reposent sur le recueil rétrospectif des données en se basant sur
des fichiers déjà constitués pour une autre raison. Par exemple, des
cohortes historiques ont été utilisées pour étudier l’association entre
l’exposition professionnelle à l’amiante et la survenue d’un mésothéliome. Il a suffi de reprendre, en milieu professionnel, les comptes rendus des visites en médecine du travail et les radiographies thoraciques
d’un groupe de travailleurs ayant eu une profession les exposant à
l’amiante et d’un groupe de travailleurs de même âge, de même sexe et
ayant la même consommation de tabac et d’alcool, mais non exposés
à l’amiante. Cette comparaison a montré que l’exposition professionnelle à l’amiante constituait bien un facteur de risque de mésothéliome.
Dans les pays où la réglementation l’autorise, le croisement de fichiers
nominatifs permet de réaliser des cohortes historiques « virtuelles »
ou « électroniques » qui ouvrent de nombreuses et utiles possibilités.
Ainsi, au Canada, le croisement de fichiers de patients qui ont reçu
une prescription de médicaments et de fichiers de patients hospitalisés pour des réactions indésirables suspectes d’être dues au même
médicament, a montré le rôle des E2 mimétiques utilisés seuls, sans
corticoïdes, comme facteur de risque d’état de mal asthmatique [3].
D’autres études de cohortes comparatives reposent sur le recueil prospectif de deux cohortes parallèles, l’une exposée à un facteur de risque
(par exemple le tabagisme), et l’autre non exposée. Les sujets sont
alors suivis plusieurs mois, voire plusieurs années, pendant lesquelles
on collige la survenue d’événements présumés liés à l’exposition (par
exemple les broncho-pneumopathies et le cancer du poumon). Il
convient de remarquer que l’essai randomisé est une forme particulière de cohorte comparative avec la particularité que les deux cohortes
sont déterminées par le tirage au sort. Les cohortes comparatives sont,
après les essais randomisés, les méthodes de comparaison les moins
sujettes à des biais.
Moyens d’estimation
Les enquêtes de cohortes comparatives permettent d’estimer directement le risque relatif associé à l’exposition. Lorsque plusieurs facteurs de risque potentiel sont étudiés, il est possible et souhaitable de
faire des analyses multifactorielles.
Objectifs
Il existe deux types d’enquêtes exposés-non exposés.
Certaines cohortes sont dites « historiques » ou « rétrospectives ».
Elles reposent sur le recueil rétrospectif des données en se basant sur
des fichiers déjà constitués pour une autre raison. Par exemple, des
cohortes historiques ont été utilisées pour étudier l’association entre
l’exposition professionnelle à l’amiante et la survenue d’un mésothéliome. Il a suffi de reprendre, en milieu professionnel, les comptes rendus des visites en médecine du travail et les radiographies thoraciques
d’un groupe de travailleurs ayant eu une profession les exposant à
l’amiante et d’un groupe de travailleurs de même âge, de même sexe et
ayant la même consommation de tabac et d’alcool, mais non exposés
à l’amiante. Cette comparaison a montré que l’exposition professionnelle à l’amiante constituait bien un facteur de risque de mésothéliome.
Dans les pays où la réglementation l’autorise, le croisement de fichiers
nominatifs permet de réaliser des cohortes historiques « virtuelles »
ou « électroniques » qui ouvrent de nombreuses et utiles possibilités.
Ainsi, au Canada, le croisement de fichiers de patients qui ont reçu
une prescription de médicaments et de fichiers de patients hospitalisés pour des réactions indésirables suspectes d’être dues au même
médicament, a montré le rôle des E2 mimétiques utilisés seuls, sans
corticoïdes, comme facteur de risque d’état de mal asthmatique [3].
D’autres études de cohortes comparatives reposent sur le recueil prospectif de deux cohortes parallèles, l’une exposée à un facteur de risque
(par exemple le tabagisme), et l’autre non exposée. Les sujets sont
alors suivis plusieurs mois, voire plusieurs années, pendant lesquelles
on collige la survenue d’événements présumés liés à l’exposition (par
exemple les broncho-pneumopathies et le cancer du poumon). Il
convient de remarquer que l’essai randomisé est une forme particulière de cohorte comparative avec la particularité que les deux cohortes
sont déterminées par le tirage au sort. Les cohortes comparatives sont,
après les essais randomisés, les méthodes de comparaison les moins
sujettes à des biais.
