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264 Biostatistiques pour le clinicien
présents dans ces analyses : biais de mémorisation : il est probable que
les sujets malades se remémorent plus d’expositions suspectes qu’un
sujet témoin indemne de la maladie ; biais de participation : imaginons
que dans une étude sur les tumeurs cérébrales et le téléphone portable,
les cas soient plus susceptibles de participer que les témoins s’ils ont
utilisé un téléphone portable ; biais de sélection : lorsque la population de témoins représente imparfaitement la population à risque, par
exemple si l’on recrute des témoins à l’hôpital plutôt qu’en population générale ; biais de classement lorsque par exemple la mesure de
l’exposition sera réalisée avec plus d’erreur chez les témoins, biais de
confusion lorsqu’une association retrouvée (par exemple consommation d’alcool et cancer du poumon) n’est pas causale mais s’explique
par une tierce variable (ici le tabagisme), etc.
Une partie importante de l’interprétation de ces études est donc de
vérifier que l’impact des biais et facteurs de confusion n’infirme pas la
conclusion. Pour ces différentes raisons, les enquêtes cas-témoins sont
surtout utilisées lorsqu’on ne peut pas réaliser de cohorte, c’est-à-dire
pour des maladies rares ou dont le délai de survenue après une exposition présumée à un facteur de risque responsable est très long. Elles
sont encore volontiers utilisées lorsque l’on a besoin d’une réponse
rapide pour faire face à un risque sanitaire, par exemple lors d’une
épidémie de listériose.
Les enquêtes de cohortes exposés non-exposés
La cohorte romaine était constituée de 600 soldats. Le mot cohorte
a ensuite été repris pour évoquer d’importants effectifs de populations en déplacement. En épidémiologie, une cohorte est l’étude dite
« longitudinale » d’un échantillon de sujets initialement non malades,
mais les uns exposés à un (ou des) risque(s), les autres non exposés.
L’objectif est de mesurer la survenue d’événements de santé (maladie,
décès) au sein de cet ensemble de sujets, puis de comparer l’évolution
du nombre de nouveaux cas entre sujets exposés et non exposés. Ces
études se différencient bien des enquêtes cas témoins qui cherchent,
comme on vient de le voir, rétrospectivement une exposition à des facteurs de risque hypothétiques auprès de groupes de malades et de non
malades.
264 Biostatistiques pour le clinicien
présents dans ces analyses : biais de mémorisation : il est probable que
les sujets malades se remémorent plus d’expositions suspectes qu’un
sujet témoin indemne de la maladie ; biais de participation : imaginons
que dans une étude sur les tumeurs cérébrales et le téléphone portable,
les cas soient plus susceptibles de participer que les témoins s’ils ont
utilisé un téléphone portable ; biais de sélection : lorsque la population de témoins représente imparfaitement la population à risque, par
exemple si l’on recrute des témoins à l’hôpital plutôt qu’en population générale ; biais de classement lorsque par exemple la mesure de
l’exposition sera réalisée avec plus d’erreur chez les témoins, biais de
confusion lorsqu’une association retrouvée (par exemple consommation d’alcool et cancer du poumon) n’est pas causale mais s’explique
par une tierce variable (ici le tabagisme), etc.
Une partie importante de l’interprétation de ces études est donc de
vérifier que l’impact des biais et facteurs de confusion n’infirme pas la
conclusion. Pour ces différentes raisons, les enquêtes cas-témoins sont
surtout utilisées lorsqu’on ne peut pas réaliser de cohorte, c’est-à-dire
pour des maladies rares ou dont le délai de survenue après une exposition présumée à un facteur de risque responsable est très long. Elles
sont encore volontiers utilisées lorsque l’on a besoin d’une réponse
rapide pour faire face à un risque sanitaire, par exemple lors d’une
épidémie de listériose.
Les enquêtes de cohortes exposés non-exposés
La cohorte romaine était constituée de 600 soldats. Le mot cohorte
a ensuite été repris pour évoquer d’importants effectifs de populations en déplacement. En épidémiologie, une cohorte est l’étude dite
« longitudinale » d’un échantillon de sujets initialement non malades,
mais les uns exposés à un (ou des) risque(s), les autres non exposés.
L’objectif est de mesurer la survenue d’événements de santé (maladie,
décès) au sein de cet ensemble de sujets, puis de comparer l’évolution
du nombre de nouveaux cas entre sujets exposés et non exposés. Ces
études se différencient bien des enquêtes cas témoins qui cherchent,
comme on vient de le voir, rétrospectivement une exposition à des facteurs de risque hypothétiques auprès de groupes de malades et de non
malades.
