1
16
Biostatistiques pour le clinicien
appliquer [4]. De plus, les premiers malades que chaque chirurgien
opérait n’étaient pas inclus dans l’étude pour éviter une hétérogénéité
liée à ce que l’on appelle « la courbe d’apprentissage ». Dans ce type
d’étude, il n’en reste pas moins que certains malades sont opérés par
des chirurgiens qui sont de meilleurs opérateurs que d’autres. Les
conséquences de ces facteurs d’hétérogénéité, appelés « effet centre »
ou « effet opérateur », doivent être contrôlées en fin d’étude.
Les facteurs de pronostic et les facteurs de risque
Un troisième type d’études concerne les facteurs de pronostic et les
facteurs de risque. Il peut s’agir d’études cliniques cherchant à évaluer
des covariables qui sont liées à un bon ou à un mauvais pronostic. Il
peut encore s’agir d’études épidémiologiques concernant des facteurs
de risque d’apparition d’une maladie. Dans une étude épidémiologique sur les causes d’obésité, par exemple, il est nécessaire de préciser
les variables qui sont étudiées et la manière dont elles sont mesurées :
alimentaires, comportementales, génétiques, etc.
Ce que l’on cherche à évaluer
Un « outil » diagnostique qui peut être un symptôme, un signe clinique, un examen
biologique, un examen radiologique, etc.
Un traitement qui peut être médical, chirurgical, par des agents physiques, etc.
Un facteur de pronostic d’une maladie ou un facteur de risque d’apparition d’une
maladie, etc.
Critères de jugement
Assez curieusement, cette dernière partie du chapitre « Matériel et
méthodes » d’un travail et plus encore d’un projet de recherche est
parfois lacunaire, alors qu’elle devrait être aussi précise que les autre
parties de ce chapitre [5].
Les critères de jugement diffèrent selon ce que l’on a cherché à évaluer.
Si l’évaluation a porté sur la valeur d’un « outil » diagnostique, le
critère de jugement est la présence ou l’absence de maladie dans la
population sur laquelle cette évaluation a porté. En fait, ce « référentiel
externe », cet examen de certitude, ce gold standard, n’est pas toujours
évident. Si l’on cherche à estimer la valeur du Pet-Scan dans le diagnostic de métastases hépatiques, il faut savoir comment le diagnostic de métastases a été fait et surtout comment on a pu déterminer
qu’il n’y avait pas de métastases ? En effet, une tumeur bénigne peut
16
Biostatistiques pour le clinicien
appliquer [4]. De plus, les premiers malades que chaque chirurgien
opérait n’étaient pas inclus dans l’étude pour éviter une hétérogénéité
liée à ce que l’on appelle « la courbe d’apprentissage ». Dans ce type
d’étude, il n’en reste pas moins que certains malades sont opérés par
des chirurgiens qui sont de meilleurs opérateurs que d’autres. Les
conséquences de ces facteurs d’hétérogénéité, appelés « effet centre »
ou « effet opérateur », doivent être contrôlées en fin d’étude.
Les facteurs de pronostic et les facteurs de risque
Un troisième type d’études concerne les facteurs de pronostic et les
facteurs de risque. Il peut s’agir d’études cliniques cherchant à évaluer
des covariables qui sont liées à un bon ou à un mauvais pronostic. Il
peut encore s’agir d’études épidémiologiques concernant des facteurs
de risque d’apparition d’une maladie. Dans une étude épidémiologique sur les causes d’obésité, par exemple, il est nécessaire de préciser
les variables qui sont étudiées et la manière dont elles sont mesurées :
alimentaires, comportementales, génétiques, etc.
Ce que l’on cherche à évaluer
Un « outil » diagnostique qui peut être un symptôme, un signe clinique, un examen
biologique, un examen radiologique, etc.
Un traitement qui peut être médical, chirurgical, par des agents physiques, etc.
Un facteur de pronostic d’une maladie ou un facteur de risque d’apparition d’une
maladie, etc.
Critères de jugement
Assez curieusement, cette dernière partie du chapitre « Matériel et
méthodes » d’un travail et plus encore d’un projet de recherche est
parfois lacunaire, alors qu’elle devrait être aussi précise que les autre
parties de ce chapitre [5].
Les critères de jugement diffèrent selon ce que l’on a cherché à évaluer.
Si l’évaluation a porté sur la valeur d’un « outil » diagnostique, le
critère de jugement est la présence ou l’absence de maladie dans la
population sur laquelle cette évaluation a porté. En fait, ce « référentiel
externe », cet examen de certitude, ce gold standard, n’est pas toujours
évident. Si l’on cherche à estimer la valeur du Pet-Scan dans le diagnostic de métastases hépatiques, il faut savoir comment le diagnostic de métastases a été fait et surtout comment on a pu déterminer
qu’il n’y avait pas de métastases ? En effet, une tumeur bénigne peut
