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246 Biostatistiques pour le clinicien
Tableau II – Score pronostique de la survie de malades
ayant eu un cancer de l’œsophage qui a été réséqué
de façon apparemment curative.
Âge × 1,03 +
(0 si < 65 ans ; 1 si > 65 ans)
ASA* × 7,56 +
(*cette classification va de 0 à 4)
Infiltration pariétale × 7,85 +
1 si elle intéresse la sous-muqueuse
2 si elle intéresse la musculeuse
3 si elle dépasse la musculeuse
Envahissement ganglionnaire × 7,40
0 s’il n’y a pas de métastase ganglionnaire
1 s’il y a métastase juxta-tumorale
2 s’il y a métastase à distance de la tumeur
Les coefficients 0, 1, 2, 3 ne sont acceptables que si l’on admet l’hypothèse, qui est forte dans cet exemple, d’une évolution linéaire du risque
relatif entre les classes de chaque variable.
Ces scores, comme celui-ci, sont en pratique difficiles à appliquer. Il
est donc souhaitable de chercher à les simplifier. C’est ce qui a été
fait dans notre exemple. L’âge qui avait une influence près de huit
fois inférieure à celle des trois autres covariables a été supprimé. Les
coefficients des trois autres covariables, étant assez proches les uns des
autres ont été considérés comme égaux entre eux. On aboutit ainsi au
score simplifié montré dans le tableau III.
Tableau III – Score pronostique simplifié de la survie de malades
ayant eu un cancer de l’œsophage qui a été réséqué
de façon apparemment curative.
ASA × 1 à 4
Infiltration pariétale × 1 à 3
Envahissement ganglionnaire × 0 à 2
La valeur de ce score simplifié pouvait aller de 2 à 9.
Les malades ont ensuite été regroupés en trois catégories d’effectifs
peu différents les uns des autres :
– le groupe 1 constitué de malades qui avaient un score de 2 à 4 ;
– le groupe 2 constitué de malades qui avaient un score de 5 ou 6 ;
– le groupe 3 constitué de malades qui avaient un score de 6 à 9.
La figure 1 montre que les courbes de survie de ces trois groupes
étaient bien séparées les unes des autres, ce qui suggère la qualité du
modèle. Il aurait été souhaitable, ce qui n’a pas été fait, de valider ce
score sur un autre ou sur d’autres échantillons de malades que celui à
partir duquel il a été établi.
246 Biostatistiques pour le clinicien
Tableau II – Score pronostique de la survie de malades
ayant eu un cancer de l’œsophage qui a été réséqué
de façon apparemment curative.
Âge × 1,03 +
(0 si < 65 ans ; 1 si > 65 ans)
ASA* × 7,56 +
(*cette classification va de 0 à 4)
Infiltration pariétale × 7,85 +
1 si elle intéresse la sous-muqueuse
2 si elle intéresse la musculeuse
3 si elle dépasse la musculeuse
Envahissement ganglionnaire × 7,40
0 s’il n’y a pas de métastase ganglionnaire
1 s’il y a métastase juxta-tumorale
2 s’il y a métastase à distance de la tumeur
Les coefficients 0, 1, 2, 3 ne sont acceptables que si l’on admet l’hypothèse, qui est forte dans cet exemple, d’une évolution linéaire du risque
relatif entre les classes de chaque variable.
Ces scores, comme celui-ci, sont en pratique difficiles à appliquer. Il
est donc souhaitable de chercher à les simplifier. C’est ce qui a été
fait dans notre exemple. L’âge qui avait une influence près de huit
fois inférieure à celle des trois autres covariables a été supprimé. Les
coefficients des trois autres covariables, étant assez proches les uns des
autres ont été considérés comme égaux entre eux. On aboutit ainsi au
score simplifié montré dans le tableau III.
Tableau III – Score pronostique simplifié de la survie de malades
ayant eu un cancer de l’œsophage qui a été réséqué
de façon apparemment curative.
ASA × 1 à 4
Infiltration pariétale × 1 à 3
Envahissement ganglionnaire × 0 à 2
La valeur de ce score simplifié pouvait aller de 2 à 9.
Les malades ont ensuite été regroupés en trois catégories d’effectifs
peu différents les uns des autres :
– le groupe 1 constitué de malades qui avaient un score de 2 à 4 ;
– le groupe 2 constitué de malades qui avaient un score de 5 ou 6 ;
– le groupe 3 constitué de malades qui avaient un score de 6 à 9.
La figure 1 montre que les courbes de survie de ces trois groupes
étaient bien séparées les unes des autres, ce qui suggère la qualité du
modèle. Il aurait été souhaitable, ce qui n’a pas été fait, de valider ce
score sur un autre ou sur d’autres échantillons de malades que celui à
partir duquel il a été établi.
