Exemple utilisant le modèle de Cox 247
Fig. 1 – Courbes de survies de malades ayant eu un cancer de l’úsophage,
réséqué, en fonction d’une classification en trois groupes à partir d’une étude
multifactorielle utilisant le modèle de Cox.
Un autre exemple montre la combinaison de trois méthodes biostatistiques. Il concerne une classification pronostique des mélanomes
malins primitifs. Dans une première étape, trois anatomopathologistes
ont relu indépendamment les lames de 198 mélanomes malins de
stade I [2]. Les critères de jugement ont été le type histologique, l’invasion dans le derme, l’épaisseur tumorale. Une étude de concordance a
été faite pour chaque paramètre avec estimation des coefficients kappa.
L’étude pronostique unifactorielle a été réalisée pour chaque pathologiste utilisant le test du logrank. Le critère de jugement du pronostic
a été la durée de survie sans récidive. Les trois covariables ont ensuite
été introduites dans un modèle de Cox dans un pas à pas ascendant.
L’épaisseur de la tumeur a toujours été le premier paramètre sélectionné. Parmi les codages d’épaisseur utilisés, le codage optimal a été
celui en deux classes, moins de 2 mm, et plus de 2 mm. En outre, cette
classification avait abouti à des effectifs équilibrés pour cet échantillon et la concordance de jugement pour ces deux classes était très
élevée (coefficient kappa > 0,70). L’étape suivante a été la validation du
modèle sur un autre échantillon de 145 malades. Cette classification a
permis de mettre en œuvre un essai randomisé. Ce travail est ainsi un
modèle de démarche dans la rigueur scientifique d’un travail clinique.
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