Michel Huguier et Pierre-Yves Boëlle, Biostatistiques pour le clinicien
ISBN : 978-2-8178-0463-7, © Springer-Verlag Paris 2013
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Choix d’un traitement
Le choix d’un traitement doit intégrer :
– le bénéfice et les contreparties médicales que l’on peut attendre
d’un traitement par rapport à ceux d’autres traitements, voire à
l’abstention thérapeutique dans certains cas ;
– le coût direct du traitement et celui éventuel de ses effets adverses.
Ces analyses de coût-avantage relèvent aujourd’hui de la médecine.
Il convient de signaler dans le cadre de la médecine factuelle l’aide que
peut constituer pour répondre à une question de pratique clinique le
Patient intervention control outcome (PICO)
1
. Le P concerne le patient
et le problème qu’il pose ; I l’intervention évaluée ; C la comparaison par rapport à un autre traitement ; O le critère de jugement des
résultats.
Bénéfices et contreparties médicales des traitements
Les comparaisons qui portent sur des traitements entre eux doivent
faire la balance entre les avantages attendus et les contreparties médicales lorsque celles-ci ne sont pas négligeables. Nous avons donné
l’exemple d’un essai randomisé sur la chimiothérapie intra-artérielle
des métastases hépatiques des cancers colorectaux comparée à la
chimiothérapie intraveineuse [1]. Cet essai randomisé a montré un
bénéfice statistiquement significatif sur la survie (logrank). Mais le
gain de médiane de survie n’était que de quatre mois et, en contrepartie, dans le groupe de chimiothérapie intra-artérielle, il y a été observé
près de 60 % d’hépatites chimiques ou de cholangites sclérosantes
dues à la chimiothérapie. Pour cette raison, la voie d’administration
intra-artérielle, avec les antimitotiques alors utilisés a été abandonnée.
Mais il est habituel que le rapport bénéfice/contreparties médicales
soit nettement en faveur du traitement le plus efficace.
1 http//askmedline.nlm.nith/ask/pico.php.
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