212 Biostatistiques pour le clinicien
résultats, dues à d’autres facteurs que les traitements que l’on cherche
à comparer. Ainsi, dans les comparaisons dites « historiques », comparant un groupe de malades anciens et de malades traités de façon plus
récente, des biais sont, par exemple, liés au fait que les malades les plus
récents ont des affections dont le pronostic spontané est meilleur grâce
aux progrès du dépistage ou encore que des traitement(s) associé(s) à
celui que l’on cherche à évaluer sont devenus plus efficaces.
Dans les comparaisons qui portent sur deux groupes de malades, vus
pendant la même période, le biais habituel est lié au fait qu’il existe des
raisons qui ont généralement motivé le fait que certains malades aient
reçu un traitement et les autres un traitement différent.
Dans ces deux types de comparaisons, on peut donc être quasi certain que la comparaison des traitements a porté sur des groupes de
malades qui n’étaient pas similaires.
Nous avons vu que seuls les essais randomisés, menés selon les bonnes
pratiques, garantissaient l’absence de ces biais. De ce fait, ils apportent
le meilleur niveau de preuve dans la prise de décision.
Nous ne reviendrons pas sur ce qui a été dit dans la deuxième partie concernant les comparaisons et particulièrement les essais randomisés. Ces essais sont encore appelés essais contrôlés parce qu’il y a
un groupe contrôle qui est comparé au groupe recevant le nouveau
traitement que l’on cherche à évaluer.
Référence
1. Venning GR (1982) Validity of anecdotal reports of suspected adverse drug
reactions: the problem of false alarm. Br Med J 284: 249-52
résultats, dues à d’autres facteurs que les traitements que l’on cherche
à comparer. Ainsi, dans les comparaisons dites « historiques », comparant un groupe de malades anciens et de malades traités de façon plus
récente, des biais sont, par exemple, liés au fait que les malades les plus
récents ont des affections dont le pronostic spontané est meilleur grâce
aux progrès du dépistage ou encore que des traitement(s) associé(s) à
celui que l’on cherche à évaluer sont devenus plus efficaces.
Dans les comparaisons qui portent sur deux groupes de malades, vus
pendant la même période, le biais habituel est lié au fait qu’il existe des
raisons qui ont généralement motivé le fait que certains malades aient
reçu un traitement et les autres un traitement différent.
Dans ces deux types de comparaisons, on peut donc être quasi certain que la comparaison des traitements a porté sur des groupes de
malades qui n’étaient pas similaires.
Nous avons vu que seuls les essais randomisés, menés selon les bonnes
pratiques, garantissaient l’absence de ces biais. De ce fait, ils apportent
le meilleur niveau de preuve dans la prise de décision.
Nous ne reviendrons pas sur ce qui a été dit dans la deuxième partie concernant les comparaisons et particulièrement les essais randomisés. Ces essais sont encore appelés essais contrôlés parce qu’il y a
un groupe contrôle qui est comparé au groupe recevant le nouveau
traitement que l’on cherche à évaluer.
Référence
1. Venning GR (1982) Validity of anecdotal reports of suspected adverse drug
reactions: the problem of false alarm. Br Med J 284: 249-52
