3
186 Biostatistiques pour le clinicien
montré qu’elles étaient une fois sur deux d’origine virale. L’étude des
RV en faveur de l’origine virale de l’affection a donné les résultats
indiqués dans le tableau I [5].
Tableau I – Rapports de vraisemblance en faveur de l’origine virale
d’une gastro-entérite (d’après [5]).
Rapport de vraisemblance
Âge > 15 ans
1,8
Âge < 15 ans
0,6
Selles liquides
1,3
Selles molles
0,3
Vomissements
1,5
Absence de vomissement
0,4
Fièvre
0,9
Absence de fièvre
1,1
Rhinite
0,6
Absence de rhinite
1,3
Ainsi, un malade qui consulte pour une gastro-entérite et qui a moins
de 15 ans, des selles liquides, des vomissements sans fièvre ni rhinite a
une probabilité que sa diarrhée soit d’origine virale de :
1,8 1,3 1,5 1,1 1,3
5,02
0,83 ou 83 %
(1,8 1,3 1,5 1,1 1,3) 1 5,02 1
u u u u
u u u u
En introduisant ainsi une à une, différentes variables, ce que l’on
appelle l’utilisation séquentielle de plusieurs signes, et à condition
que ces variables soient indépendantes entre elles, il est possible de
concevoir des systèmes informatiques d’aide au diagnostic. Il ne s’agit
là que d’une aide au diagnostic qui peut orienter la décision médicale,
mais ne se substitue pas à elle. Les résultats obtenus, parfois décevants,
avec des performances de l’ordinateur inférieures à celles du clinicien,
peuvent être dus à des banques de données insuffisantes en nombre
et en qualité. En revanche, de telles expériences ont montré que le fait
d’obliger le clinicien à entrer des données précises d’interrogatoire
et d’examen dans l’ordinateur l’amenait à interroger et à examiner
les malades mieux et plus systématiquement qu’il ne le ferait autrement. Par exemple, dans l’aide au diagnostic sur les douleurs aiguës
de l’abdomen, cela oblige à bien préciser les caractères d’une douleur :
siège, irradiations, type, mode de début, etc. ou encore à ausculter
l’abdomen afin de répondre aux interrogations correspondantes de
Précédent

- 185/288

Suivant