Remarques sur la sensibilité, la spécifi cité, les valeurs prédictives. Les courbes ROC 173
la maladie, plus ou moins deux écarts-types. Ainsi, deux études ont
évalué la sensibilité et la spécificité des lactico-déshydrogénases dans
le dépistage de métastases hépatiques chez des malades qui avaient un
cancer colorectal connu. Le tableau I montre les résultats de ces deux
études.
Tableau I – Résultats de deux études sur la sensibilité
et la spécificité des lactico-déshydrogénases dans le diagnostic
de métastases hépatiques d’un cancer colorectal.
Sensibilité (%)
Spécificité (%)
Étude de Adloff et al. [3]
87
72
Étude de Molkhou et al. [2]
51
84
Ces différences dans des examens biologiques réalisés avec la même
technique de dosage pouvaient s’expliquer par le fait que dans l’étude
d’Adloff et al. la limite supérieure de la normale, qui avait été retenue,
était celle indiquée par le laboratoire, soit 120 U/L. Dans l’autre étude,
les auteurs avaient pris comme limite supérieure de la normale la
moyenne de la valeur observée chez les malades qui n’avaient pas de
métastases hépatiques plus deux écarts-types, et qui était de 218 U/L.
Cet exemple montre encore que, pour un même examen, la sensibilité
et la spécificité évoluent toujours de manière antagoniste : renforcer
l’une implique que l’on réduise l’autre.
Sur quels critères le diagnostic de maladie ou de non-maladie
a-t-il été établi (le référentiel ou standard de référence externe) ?
En continuant à prendre notre exemple du diagnostic de métastases
hépatiques, il convient de savoir sur quels critères le diagnostic de
métastases a été porté ou récusé. Le critère macroscopique à l’échographie est insuffisant. En effet, chez un malade qui a un cancer colorectal
et une lésion hépatique, celle-ci n’est pas une métastase une fois sur
cinq [4]. L’examen anatomopathologique est, dans ce cas, le standard
de référence externe pour définir l’existence de métastase. En revanche,
ce standard est inapproprié pour définir l’absence de métastase et
même à l’intervention chirurgicale éventuelle, la palpation du foie
peut méconnaître des métastases, notamment centro-hépatiques [5].
L’échographie peropératoire et le suivi du malade sont alors nécessaires pour s’assurer de l’absence de métastases et peuvent, de ce fait,
constituer le standard de référence externe de non-maladie [6].
la maladie, plus ou moins deux écarts-types. Ainsi, deux études ont
évalué la sensibilité et la spécificité des lactico-déshydrogénases dans
le dépistage de métastases hépatiques chez des malades qui avaient un
cancer colorectal connu. Le tableau I montre les résultats de ces deux
études.
Tableau I – Résultats de deux études sur la sensibilité
et la spécificité des lactico-déshydrogénases dans le diagnostic
de métastases hépatiques d’un cancer colorectal.
Sensibilité (%)
Spécificité (%)
Étude de Adloff et al. [3]
87
72
Étude de Molkhou et al. [2]
51
84
Ces différences dans des examens biologiques réalisés avec la même
technique de dosage pouvaient s’expliquer par le fait que dans l’étude
d’Adloff et al. la limite supérieure de la normale, qui avait été retenue,
était celle indiquée par le laboratoire, soit 120 U/L. Dans l’autre étude,
les auteurs avaient pris comme limite supérieure de la normale la
moyenne de la valeur observée chez les malades qui n’avaient pas de
métastases hépatiques plus deux écarts-types, et qui était de 218 U/L.
Cet exemple montre encore que, pour un même examen, la sensibilité
et la spécificité évoluent toujours de manière antagoniste : renforcer
l’une implique que l’on réduise l’autre.
Sur quels critères le diagnostic de maladie ou de non-maladie
a-t-il été établi (le référentiel ou standard de référence externe) ?
En continuant à prendre notre exemple du diagnostic de métastases
hépatiques, il convient de savoir sur quels critères le diagnostic de
métastases a été porté ou récusé. Le critère macroscopique à l’échographie est insuffisant. En effet, chez un malade qui a un cancer colorectal
et une lésion hépatique, celle-ci n’est pas une métastase une fois sur
cinq [4]. L’examen anatomopathologique est, dans ce cas, le standard
de référence externe pour définir l’existence de métastase. En revanche,
ce standard est inapproprié pour définir l’absence de métastase et
même à l’intervention chirurgicale éventuelle, la palpation du foie
peut méconnaître des métastases, notamment centro-hépatiques [5].
L’échographie peropératoire et le suivi du malade sont alors nécessaires pour s’assurer de l’absence de métastases et peuvent, de ce fait,
constituer le standard de référence externe de non-maladie [6].
