La causalité 157
Il y a deux formulations du risque attribuable. Celui chez les sujets
exposés et celui attribuable en population. Dans le premier cas, le
risque attribuable mesure la fraction, dans notre exemple, d’insuffisances rénales terminales dues au paracétamol chez les consommateurs
de ce produit. Ce risque n’est pas de 100 % parce qu’un consommateur de paracétamol peut développer une insuffisance rénale due à une
autre cause. Ce risque attribuable est égal au risque relatif (RR) – 1,
divisé par le risque relatif :
Risque relatif 1
Risque attribuable
Risque relatif
Toujours dans notre exemple, une étude ayant montré que chez
les personnes qui ont absorbé au cours de leur vie entre 1 000 et
5 000 comprimés de paracétamol, ce qui représente 11,9 % de la
population (les Français sont les plus gros consommateurs de médicaments au monde avec les Nord-Américains), le risque relatif associé
à l’insuffisance rénale terminale était égal à 2,0 [2]. Le risque attribuable chez les consommateurs de paracétamol était alors égal à :
(2,0 – 1)/2,0 = 50 %.
L’autre formulation du risque attribuable est le risque attribuable en
population. C’est, par exemple, la fraction des insuffisances rénales
attribuables au paracétamol dans la population générale qui est de
8 % à 12 % (tableau II). Ce risque attribuable en population est égal
à 9,2 %.
Tableau II – Risque attribuable en population (RAP).
exposés (RR 1)
RAP
1
exposés (RR 1)
P
P
Dans notre exemple :
P exposés est la proportion de sujets exposés
dans la population
11,9 %
RR est le risque relatif
2,0
RAP =
9,2 %
Interprétation
La notion de risque attribuable doit être interprétée avec beaucoup
de discernement. En effet, ce risque étant calculé à partir du risque
relatif, il est soumis aux biais qui peuvent affecter ce dernier. Dans
l’exemple du paracétamol, une mauvaise approximation du risque relatif sur un échantillon isolé et peu représentatif, aurait pu montrer des
Il y a deux formulations du risque attribuable. Celui chez les sujets
exposés et celui attribuable en population. Dans le premier cas, le
risque attribuable mesure la fraction, dans notre exemple, d’insuffisances rénales terminales dues au paracétamol chez les consommateurs
de ce produit. Ce risque n’est pas de 100 % parce qu’un consommateur de paracétamol peut développer une insuffisance rénale due à une
autre cause. Ce risque attribuable est égal au risque relatif (RR) – 1,
divisé par le risque relatif :
Risque relatif 1
Risque attribuable
Risque relatif
Toujours dans notre exemple, une étude ayant montré que chez
les personnes qui ont absorbé au cours de leur vie entre 1 000 et
5 000 comprimés de paracétamol, ce qui représente 11,9 % de la
population (les Français sont les plus gros consommateurs de médicaments au monde avec les Nord-Américains), le risque relatif associé
à l’insuffisance rénale terminale était égal à 2,0 [2]. Le risque attribuable chez les consommateurs de paracétamol était alors égal à :
(2,0 – 1)/2,0 = 50 %.
L’autre formulation du risque attribuable est le risque attribuable en
population. C’est, par exemple, la fraction des insuffisances rénales
attribuables au paracétamol dans la population générale qui est de
8 % à 12 % (tableau II). Ce risque attribuable en population est égal
à 9,2 %.
Tableau II – Risque attribuable en population (RAP).
exposés (RR 1)
RAP
1
exposés (RR 1)
P
P
Dans notre exemple :
P exposés est la proportion de sujets exposés
dans la population
11,9 %
RR est le risque relatif
2,0
RAP =
9,2 %
Interprétation
La notion de risque attribuable doit être interprétée avec beaucoup
de discernement. En effet, ce risque étant calculé à partir du risque
relatif, il est soumis aux biais qui peuvent affecter ce dernier. Dans
l’exemple du paracétamol, une mauvaise approximation du risque relatif sur un échantillon isolé et peu représentatif, aurait pu montrer des
