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156 Biostatistiques pour le clinicien
le sont pas. Il est le résultat d’une soustraction et non d’une division
comme le risque relatif, ce dont on se rend compte en comparant
le tableau I tiré des mêmes données que le tableau III du chapitre
précédent (cf. page ***).
Tableau I – Risque en excès (à partir des mêmes données
que le tableau IV de la p. 128.).
Exemple fictif : effet d’une chimiothérapie sur la mortalité dans un cancer
Patients décédés
Patients vivants
Total
Chimiothérapie
63
39
102
Pas de chimiothérapie
70
34
104
Total
133
73
206
Le risque en excès est égal à la différence entre le risque de mortalité chez les patients
qui ont eu de la chimiothérapie (63/102) moins le risque chez les patients n’ayant pas
eu de chimiothérapie (70/104) soit :
(63/102) – (70/104) = – 0,056
De façon plus générale, si les données sont les suivantes :
Malades
Non malades
Total
Exposés au risque (E)
a
b
l 1
Non exposés (E -)
c
d
l 2
Total
c1
c2
N
Le risque en excès est égal à : (a/l1) – (c/l2).
Dans cet exemple, la chimiothérapie diminue donc le risque de décès.
Si l’on inversait la proposition, ce qui serait peut-être plus facile à
comprendre, le risque de mortalité en excès chez les malades qui n’ont
pas de chimiothérapie serait de (70/104) – (63/102) = 0,056. C’est la
partie du risque absolu qui semble due au facteur de risque.
Le risque attribuable
Le risque attribuable est encore dénommé « fraction étiologique »
du risque. Il permet des décisions en santé publique. Par exemple, si
8 % à 12 % des insuffisances rénales terminales sont attribuables à la
prise de fortes doses cumulées de paracétamol [1], cela signifie que si
ce médicament était retiré du marché on pourrait éviter, au maximum,
8 % à 12 % des insuffisances rénales terminales.
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