Les études unifactorielles. La régression linéaire et la corrélation 127
Risques relatifs et odds ratio
L’étude et la connaissance des facteurs de risque sont au centre des
préoccupations des épidémiologistes. Par exemple, quel est le risque
de survenue d’un mésothéliome pleural chez une personne qui a été
exposée à l’amiante ? Quel est le risque de survenue, l’hiver en France,
d’une gastro-entérite si l’on mange des huîtres ? Cette connaissance
est encore fondamentale chez un malade afin de pouvoir établir un
pronostic.
Le risque absolu
Le taux d’incidence est une mesure descriptive en épidémiologie
correspondant au nombre de nouveaux cas d’une maladie, d’une récidive ou d’un décès, recensés dans une population pendant une période
de temps donnée. Autrement dit, c’est le rapport du nombre de nouveaux cas sur l’effectif de la population étudiée pendant la période
donnée. L’incidence est une mesure du risque absolu. Par exemple, en
France, sur un an, 40 nouveaux cas de cancers du côlon chez l’homme
observés dans une population de 100 000 habitants correspond à une
incidence annuelle de 40/100 000.
Le taux d’incidence peut aussi être estimé en personne-années. Par
exemple, si 800 personnes à risque sont suivies pendant un an, et
600 autres pendant deux ans, et que 26 sont devenues séropositives
au VIH pendant leur suivi, on pourra calculer un taux d’incidence de
1,3 pour 100 années-personnes. Ceci permet d’exploiter des données
pour lesquelles les durées de suivi sont variées.
L’incidence permet de suivre l’évolution de la fréquence d’une affection dans le temps. Elle complète la notion de prévalence qui est le
nombre total de cas d’une affection à un moment donné.
Le risque relatif
Le risque relatif mesure les conséquences de la présence d’un
facteur de risque par rapport au risque qui existe dans une population dépourvue de ce facteur de risque. Ainsi, tout homme (ou
femme) peut avoir un cancer du poumon, même s’il ne fume pas.
Mais le fait de fumer augmente ce risque (et cette augmentation
est dose dépendante). De même, après une intervention chirurgicale pour une maladie de Crohn, un patient qui fumait et continue à fumer a statis tiquement 1,3 à 5 fois plus de risques, selon les
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