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110 Biostatistiques pour le clinicien
Différences entre une recherche de bénéfice (supériorité) et d’équivalence
L’hypothèse nulle (H 0 )
Il y a égalité entre A et B (A = B)
Il y a différence entre A et B (A z B)
' = 0
_'_ ≥ ' L *
L’hypothèse alternative (H 1 )
Il y a une différence entre A et B (A z B)
Il y a équivalence entre A et B (A = B)
' z 0
_'_ < ' L
On teste H 0 contre H 1
1) Si on peut rejeter H 0, on peut conclure 1) Si on peut rejeter H 0 , on peut conclure
à une différence entre A et B.
à l’équivalence entre A et B.
2) Si on ne peut rejeter H 0 ,
2) Si on ne peut rejeter H 0,
on ne peut rejeter l’hypothèse d’égalité
on ne peut pour autant rejeter
mais on ne peut déduire qu’il y a
l’hypothèse d’une différence***.
équivalence**
*_'_ est la valeur absolue de la différence observée et ' L est la valeur maximale limite que l’on
se fixe pour admettre l’absence de différence.
** Alors que ceux-ci peuvent être différents : problème de la puissance du test.
*** Alors que ceux-ci peuvent être équivalents : problème de la puissance du test.
Calcul du nombre de sujets nécessaires
Dans la recherche d’une supériorité d’un traitement par rapport à un
autre traitement, il faut limiter le risque de conclure à tort à l’absence
de différence alors que le nombre de sujets (N) inclus dans l’étude
est insuffisant pour le montrer (ce qui revient à dire que la puissance
du test est insuffisante). De même, dans une recherche d’équivalence
(définie par ' L) , il convient d’estimer le nombre de sujets nécessaires
par groupe pour mettre en évidence lors d’un test de seuil α l’équivalence de deux produits qui diffèrent de moins de δ (δ < ' L ) avec une
puissance au moins égale à (1 – β). Le calcul montre qu’il faut en
général pour un essai d’équivalence un nombre de sujets comparables
à ceux des essais de supériorité.
Techniques de recherche d’équivalence [1]
Pour déterminer s’il y a ou non équivalence, les tests statistiques
habituels ne sont pas utilisables. Deux méthodes sont possibles.
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