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104 Biostatistiques pour le clinicien
C’est un peu des observations de ce genre qui, bien que très rares, ont
conduit à proposer des analyses séquentielles Leur but est de limiter
l’inconvénient d’attendre la fin d’un essai randomisé classique pour
conclure et donc pour recommander plus rapidement une attitude
meilleure qu’une autre.
Le principe
Les analyses séquentielles consistent, comme leur nom le suggère,
à inclure des malades dans l’étude par groupes de deux ou par petits
groupes de nombre pairs – ce que l’on appelle une analyse séquentielle
groupée – ou à faire une analyse cumulée après chaque inclusion. Chaque
analyse porte sur l’ensemble des cas inclus depuis le début de l’essai.
Ce qui fait la différence avec ce que seraient des analyses inter médiaires
très rapprochées et successives, est que chaque analyse est reportée sur
un graphique préétabli (fig. 1). En ordonnées sont portées les différences entre les traitements qui sont comparés (Z), et en abscisse la
quantité d’information cumulée proportionnelle à l’inverse de la
variance (V). La pente des droites parallèles qui délimitent ces trois
Fig. 1 – Analyse séquentielle en cas de test unilatéral. L’axe V indique la quantité
d’information accumulée et l’axe Z, la différence entre les traitements comparés.
Après chaque paire de malades inclus (ou groupes de paires), on reporte le résultat sur la figure jusqu’à ce que l’on sorte de la bande de continuation de l’essai.
H0 : hypothèse nulle.
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