Michel Huguier et Pierre-Yves Boëlle, Biostatistiques pour le clinicien
ISBN : 978-2-8178-0463-7, © Springer-Verlag Paris 2013
5
Autres types d’essais randomisés
Essais dans lesquels les sujets sont leurs propres
témoins ; essais croisés (cross over en anglais)
Le principe
Comme il a déjà été évoqué, dans certaines situations, il est possible
que le sujet soit son propre témoin. Plusieurs éventualités existent.
C’est d’abord le cas d’examens complémentaires non invasifs, par
exemple si l’on veut comparer deux examens morphologiques comme
l’échographie et la résonance magnétique nucléaire et que le malade
accepte d’avoir les deux examens l’un après l’autre. C’est encore le cas
d’un examen biologique si le malade ne voit pas d’inconvénient à ce
qu’on lui prélève un peu plus de sang pour réaliser les deux examens
que l’on cherche à comparer.
Mais il y a d’autres possibilités. On peut, notamment pour des affections
dermatologiques bilatérales ou diffuses, faire ou bien un traitement local
d’un côté du corps et un autre traitement local sur une lésion symétrique ou bien dans une zone et dans une autre zone de dermatose.
En thérapeutique, il est encore possible de faire des essais croisés
en administrant à un patient un traitement A, puis un traitement B
(ou inversement), selon une séquence A-B ou B-A, tirée au sort
(tableau XIX).
Tableau XIX – Schéma d’un essai croisé.
Randomisation :
Première période de l’essai
Seconde période de l’essai
Sujets 1, 3, 6
« Traitement A »
« Traitement A »
Sujets 2, 4, 5
« Traitement B »
« Traitement B »
ISBN : 978-2-8178-0463-7, © Springer-Verlag Paris 2013
5
Autres types d’essais randomisés
Essais dans lesquels les sujets sont leurs propres
témoins ; essais croisés (cross over en anglais)
Le principe
Comme il a déjà été évoqué, dans certaines situations, il est possible
que le sujet soit son propre témoin. Plusieurs éventualités existent.
C’est d’abord le cas d’examens complémentaires non invasifs, par
exemple si l’on veut comparer deux examens morphologiques comme
l’échographie et la résonance magnétique nucléaire et que le malade
accepte d’avoir les deux examens l’un après l’autre. C’est encore le cas
d’un examen biologique si le malade ne voit pas d’inconvénient à ce
qu’on lui prélève un peu plus de sang pour réaliser les deux examens
que l’on cherche à comparer.
Mais il y a d’autres possibilités. On peut, notamment pour des affections
dermatologiques bilatérales ou diffuses, faire ou bien un traitement local
d’un côté du corps et un autre traitement local sur une lésion symétrique ou bien dans une zone et dans une autre zone de dermatose.
En thérapeutique, il est encore possible de faire des essais croisés
en administrant à un patient un traitement A, puis un traitement B
(ou inversement), selon une séquence A-B ou B-A, tirée au sort
(tableau XIX).
Tableau XIX – Schéma d’un essai croisé.
Randomisation :
Première période de l’essai
Seconde période de l’essai
Sujets 1, 3, 6
« Traitement A »
« Traitement A »
Sujets 2, 4, 5
« Traitement B »
« Traitement B »
