49
Les différents volets de la protection du SI
Chapitre 2
Outre une signature non répudiable, ce procédé garantit en pratique l’intégrité du
message.
La signature est effectuée en deux temps :
• Le logiciel (de courrier électronique, par exemple) de l’ordinateur d’Aïcha
calcule un résumé du message selon un des algorithmes convenus et publics,
tels que MD5 ou SHA-1, qui répondent aux conditions suivantes :
– connaissant le résumé R d’un message M , il est très difficile de fabriquer un message M ′ différent auquel corresponde le même résumé R ;
– la probabilité que deux messages donnent le même résumé est très
faible.
• Aïcha chiffre le résumé avec sa clé privée.
Lorsque Berthold reçoit le message d’Aïcha, il fait deux choses (ou plutôt c’est son
logiciel de courrier électronique qui le fait) :
• il déchiffre le résumé chiffré avec la clé publique d’Aïcha ;
• il calcule le résumé du message par le même algorithme qu’Aïcha ;
• si les deux résumés sont égaux, le message a bien été signé par Aïcha, seule
détentrice de sa clé privée.
Dans le cas d’un message chiffré ou signé envoyé à plusieurs destinataires, les
méthodes utilisées en pratique emploient des algorithmes propres à éviter de reproduire le corps du message en autant d’exemplaires que de destinataires ; ces
méthodes sont décrites à la page 174.
Comprendre les failles et les attaques
sur les logiciels
L’idée du chiffrement asymétrique avec un couple clé publique-clé privée semble
tellement puissante qu’on ne voit pas de raison pour qu’elle ne supplante pas toutes
les autres techniques. En fait un algorithme aussi puissant soit-il ne résout pas tous
les problèmes. D’abord les algorithmes de chiffrement asymétriques tel RSA sont
lourds en temps de calcul, ce qui peut s’avérer dissuasif, mais les cryptosystèmes
à clés publiques sont exposés à d’autres menaces, dont l’examen nous confirmera
qu’il n’existe pas de solution purement technique aux questions de sécurité.
Les différents volets de la protection du SI
Chapitre 2
Outre une signature non répudiable, ce procédé garantit en pratique l’intégrité du
message.
La signature est effectuée en deux temps :
• Le logiciel (de courrier électronique, par exemple) de l’ordinateur d’Aïcha
calcule un résumé du message selon un des algorithmes convenus et publics,
tels que MD5 ou SHA-1, qui répondent aux conditions suivantes :
– connaissant le résumé R d’un message M , il est très difficile de fabriquer un message M ′ différent auquel corresponde le même résumé R ;
– la probabilité que deux messages donnent le même résumé est très
faible.
• Aïcha chiffre le résumé avec sa clé privée.
Lorsque Berthold reçoit le message d’Aïcha, il fait deux choses (ou plutôt c’est son
logiciel de courrier électronique qui le fait) :
• il déchiffre le résumé chiffré avec la clé publique d’Aïcha ;
• il calcule le résumé du message par le même algorithme qu’Aïcha ;
• si les deux résumés sont égaux, le message a bien été signé par Aïcha, seule
détentrice de sa clé privée.
Dans le cas d’un message chiffré ou signé envoyé à plusieurs destinataires, les
méthodes utilisées en pratique emploient des algorithmes propres à éviter de reproduire le corps du message en autant d’exemplaires que de destinataires ; ces
méthodes sont décrites à la page 174.
Comprendre les failles et les attaques
sur les logiciels
L’idée du chiffrement asymétrique avec un couple clé publique-clé privée semble
tellement puissante qu’on ne voit pas de raison pour qu’elle ne supplante pas toutes
les autres techniques. En fait un algorithme aussi puissant soit-il ne résout pas tous
les problèmes. D’abord les algorithmes de chiffrement asymétriques tel RSA sont
lourds en temps de calcul, ce qui peut s’avérer dissuasif, mais les cryptosystèmes
à clés publiques sont exposés à d’autres menaces, dont l’examen nous confirmera
qu’il n’existe pas de solution purement technique aux questions de sécurité.
