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Principes de sécurité du système d’information
Première partie
la clef publique
C
M
Chiffrer
Chiffrer
−1
Ksec
Kpub
la clef privée secrète
Figure 2.1
Chiffrer et Chiffrer
−1
signature ne puisse pas être répudiée, c’est-à-dire que le signataire ne puisse pas
prétendre qu’il n’est pas l’auteur du document signé, que cette signature n’est pas
son œuvre. La qualité de résistance à la répudiation doit résider dans une preuve de
la signature, détenue par le destinataire du document signé, vérifiable par un tiers,
et inaltérable par le signataire. Pour conférer cette qualité prisée à sa signature, il
suffit que le signataire la chiffre avec sa clé privée : le destinataire la déchiffrera
avec la clé publique du signataire, et si le déchiffrement réussit ce sera la preuve
que la signature est authentique, en d’autres termes une authentification sûre.
Une autre méthode consiste à signer un « résumé numérique » du message. Ce
résumé, appelé condensat, est produit par un algorithme de condensation, tel MD5
créé par Ronald Rivest, ou SHA (Secure Hash Standard FIPS 180-1). Le principe
d’une fonction de condensation (parfois appelée hachage) est le suivant : soient M
et M ′ deux messages, et H la fonction :
1. si M = M ′ , la probabilité que H(M ) = H(M ′ ) est très voisine de 0 ;
2. quel que soit M , il est difficile de trouver un M ′ = M tel que H(M ′ ) =
H(M ).
Cette propriété d’un algorithme de condensation que l’on ne puisse pas trouver
facilement deux textes différents qui donnent le même résumé est appelée la résistance aux collisions, elle est essentielle.
Un auteur peut par conséquent signer en calculant le condensat de son message,
en le chiffrant grâce à sa clé privée puis en le diffusant. Tout détenteur de sa clé
publique et du message sera en mesure de vérifier la signature.
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