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Les différents volets de la protection du SI
Chapitre 2
Sans anticiper sur le chapitre 4 consacré à une étude plus détaillée des méthodes
de chiffrement, et en résumant à l’extrême, on peut énoncer la chose ainsi :
• la clé secrète Ksec, qui permettra de signer un document de manière infalsifiable ou de déchiffrer un document chiffré, sera un couple de grands
nombres premiers : p, q, qui auront chacun de l’ordre de 150 chiffres décimaux ;
• la clé publique Kpub, publiée dans un annuaire ou sur un site Web, sera le
produit de ces deux nombres : p × q.
En disant cela on glisse sur quelques détails techniques, mais le fond de la question
est celui-là. L’idée est la suivante : il est très facile, connaissant p et q, de calculer
p × q, mais très difficile, connaissant p × q, d’en déduire p et q si ces deux nombres
sont suffisamment grands.
Chiffrement et déchiffrement
Si Aïcha veut envoyer un message secret M à Berthold (ces prénoms sont choisis
parce que l’auteur est las des sempiternels Alice et Bob), elle récupère la clé publique de Berthold (on chiffre toujours avec la clé publique du destinataire) Kpub
dans l’annuaire de son site Web, par exemple, et le chiffrement consiste en une
transformation mathématique simple pour obtenir le chiffré C :
C = Chiffrer(M, Kpub du destinataire )
Pour déchiffrer, Berthold utilise sa clé privée :
M = Chiffrer
−1 (C, Ksec du destinataire )
Signature et vérification
Supposons maintenant que le message d’Aïcha ne soit plus secret, mais qu’elle
veuille le signer de telle sorte que Berthold soit certain de son origine, donc qu’il
émane bien d’elle, et que ce ne soit pas par exemple un faux fabriqué par le méchant Jean-Kevin.
Outre sa fonction de chiffrement, Chiffrer est aussi utilisable de façon très simple
pour signer de façon sûre et non répudiable un document. Il est important qu’une
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