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le souffle de la Terre
que le procédé Épi soit aussi efficace pour photographier l'un et l'autre.
Au fur et à mesure des essais de prises de vue, je me
suis aperçu que ces menhirs ne se comportaient absolument pas comme je l'avais imaginé et qu'une étude
sérieuse s'imposait vraiment.
Parti pour photographier l'aura humaine, je me suis
retrouvé le nez dans les livres afin d'apprendre le
maximum de choses sur les mégalithes, et pendant que
j'y étais, à suivre des cours de géobiologie. Il fallait bien
mettre un nom sur toutes ces choses inconnues, me
familiariser avec le travail sur le terrain, apprivoiser les
antennes et baguettes diverses, comprendre les courants
telluriques, et apprendre comment tous ces éléments
sont réunis autour d'un menhir. Je suivis donc un cursus
complet chez un géobiologue de renom. Quelques
années plus tard, en reprenant contact avec un autre participant, j'appris incidemment que notre maître de stage
est, lui aussi, un druide ... décidément! Ces deux personnes n'ont aucun lien entre elles, mais elles ont joué
à des époques différentes, un rôle de «poteaux indicateurs» déterminants dans mes choix d'orientation.
Une fois les bases assimilées, je me décidais à mettre
en pratique ces connaissances afin de les comparer à ce
que pouvait apprendre le procédé Épi. Il me fallait donc
trouver un mégalithe possible c'est-à-dire fréquentable
dans tous les sens du terme, et travailler parallèlement
sur une petite famille, afin d'étudier leur interaction.
Les chemins de la destinée me mirent tout d'abord en
présence d'un géant, et dans des conditions idéales, je
l'apprendrais plus tard, pour les prises de vue. Il s'agit
du menhir de Champ-Dolent près de Dol-de-Bretagne,
non loin du mont Saint-Michel.
C'est l'un des deux plus grands mégalithes de Bre-
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