26
le souffle de la Terre
l'on mesure les tensions en quelques endroits des
paumes.
Ces stimulations électriques déclenchent de petits
éclairs filtrés en couleurs et en intensité suivant le code
prévu par le constructeur. Cet éclairage secondaire
insole le capteur avec celui qui éclaire la personne. Le
résultat donne des taches de couleurs interprétables,
mais qui sont encore une fois très loin du sujet qui nous
préoccupe.
La prouesse technique est intéressante, mais il ne peut
pas s'agir d'une véritable image de l'aura.
Après avoir fait le tour des procédés connus et qui ne
me satisfaisaient guère, la question restait entière : pouvait-on vraiment photographier quelque chose dans
l'invisible autrement qu'avec les procédés dont je viens
de parler?
Roger, un ami magnétiseur aujourd'hui parti vers
d'autres mondes, me demanda un jour de photographier : « ce qui émanait » de ses mains, comme si la
chose lui semblait naturelle. Sans réfléchir une seconde,
je répondis que j'allais m'en occuper. Je ne savais pas
encore qu'il me proposait une quête qui allait changer
le cours de mon existence.
Photographe professionnel, je m'appuie à longueur
d'année sur des techniques éprouvées, et j'entendais bien
mener mes recherches avec le plus de logique, et de bon
sens possible. Ayant travaillé dans le reportage, la publicité et l'industrie, je disposais de plus de 25 ans de pratique, d'un matériel abondant et de qualité, d'un plateau
de prise de vue et d'un laboratoire intégré.
En bref, je me sentais armé et m 'embarquais pour ce
que je pensais être une croisière de santé, avec en prime
l'attrait de photographier ce que personne n'avait jamais
montré. Le voyage fut bien plus difficile que prévu. Dans
Précédent

- 25/293

Suivant