Voir autrement
27
ce monde-là, il n'y a de repères que ceux que vous y
mettez, et les seules exigences sont les vôtres.
Il m'a d'abord fallu ouvrir des portes, en voir se fermer
beaucoup d'autres, abandonner parfois les vielles habitudes rationalistes, et gâcher énormément de film. À
cette époque, la photo numérique connaissait ses premiers balbutiements. Dix ans plus tard, je reconnais que
le système, basé en partie sur la mémoire de l'eau présente dans la pellicule, ne s'adapte pas aux nouvelles
technologies.
Photographier l'invisible d'accord, mais où, et quand?
La question du « comment » devait à mon sens découler
de la résolution des deux autres.
Si l'on en croit les voyants de toutes les civilisations
et de tous temps, il existerait un certain nombre de halos
colorés autour de chaque être humain. Baptisés du nom
grec avria qui signifie : brise, ces halos sont toujours
décrits de la même manière, avec une similitude de
forme et de COULEURS qui laisse à penser que ces auras
doivent probablement avoir une réalité puisqu'elles ont
été observées par des personnes qui n'ont en commun
ni le lieu, ni l'époque.
Les nombreux auteurs qui se sont penchés sur ces
auras font tous référence aux travaux du médecin
anglais Walter Kilner qui, dès 1908, observait et décrivait ces phénomènes à travers un filtre de dicyanines.
Après m'être demandé pourquoi personne d'autre n 'avait
essayé de répéter une expérience somme toutes assez
simple, je me suis rendu compte que ces colorants, instables du reste, permettent d'aller voir de 670 à 810 nm,
avec un maximum à 715 nm. Autrement dit dans l'infrarouge assez proche.
La particularité probablement très rare de Kilner était
celle d'être voyant dans l'infrarouge, et le système qu'il
mit au point ne pouvait convenir qu'à lui-même.
Précédent

- 26/293

Suivant