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le souffle de la Terre
désormais verrouillé, se prête difficilement aux investigations. Mais parfois, la chance s'en mêle ...
Stonehenge est ouvert exceptionnellement aux membres du Druid Order pour les rituels se tenant lors des
solstices et des équinoxes. Profitant de ces grandes occasions, cette vénérable institution invite parfois d'autres
collèges druidiques à se joindre à eux. Quelques profanes sympathisants peuvent également être admis dans
l'enceinte lors des cérémonies. J'appelais donc un ami,
kendalc'her (chef) du collège druidique breton « Oaled
Drwized Kornog » en lui disant que, si l'opportunité se
présentait, je serais volontiers du voyage. Trois semaines
plus tard, je reçus un bristol d'invitation tout à fait officiel me conviant aux cérémonies du solstice, accompagné d'une place dans le parking jouxtant le monument.
En radiesthésiste consciencieux, je commençais par
étudier quelques cartes géographiques de la région. Je
dois avouer ne pas avoir été déçu par les trouvailles. C'est
donc avec un certain respect que nous abordâmes des
lieux aussi prestigieux. Arrivés quelque temps avant le
solstice, nous pûmes vaquer tranquillement à Avebury
pour commencer par là nos visites puisque Stonehenge
était bouclé.
Je me suis souvent demandé si ces tas de cailloux
déplaçaient toujours les foules. La réponse vint si rapidement que nous fûmes surpris par une invasion inattendue. En cette veille du solstice d'été, nous apprenions
que la police britannique attendait 35 000 visiteurs sur
le site de Stonehenge pour la grande nuit. Cet aprèsmidi-là, à Avebury, nous pûmes constater qu'une faune
bigarrée, exotique, gothique et pour tout dire : pas franchement saine, s'appropriait le lieu.
Curieux contraste dans ce pays si à cheval sur le quantà-soi et qui laisse envahir son patrimoine archéologique
le souffle de la Terre
désormais verrouillé, se prête difficilement aux investigations. Mais parfois, la chance s'en mêle ...
Stonehenge est ouvert exceptionnellement aux membres du Druid Order pour les rituels se tenant lors des
solstices et des équinoxes. Profitant de ces grandes occasions, cette vénérable institution invite parfois d'autres
collèges druidiques à se joindre à eux. Quelques profanes sympathisants peuvent également être admis dans
l'enceinte lors des cérémonies. J'appelais donc un ami,
kendalc'her (chef) du collège druidique breton « Oaled
Drwized Kornog » en lui disant que, si l'opportunité se
présentait, je serais volontiers du voyage. Trois semaines
plus tard, je reçus un bristol d'invitation tout à fait officiel me conviant aux cérémonies du solstice, accompagné d'une place dans le parking jouxtant le monument.
En radiesthésiste consciencieux, je commençais par
étudier quelques cartes géographiques de la région. Je
dois avouer ne pas avoir été déçu par les trouvailles. C'est
donc avec un certain respect que nous abordâmes des
lieux aussi prestigieux. Arrivés quelque temps avant le
solstice, nous pûmes vaquer tranquillement à Avebury
pour commencer par là nos visites puisque Stonehenge
était bouclé.
Je me suis souvent demandé si ces tas de cailloux
déplaçaient toujours les foules. La réponse vint si rapidement que nous fûmes surpris par une invasion inattendue. En cette veille du solstice d'été, nous apprenions
que la police britannique attendait 35 000 visiteurs sur
le site de Stonehenge pour la grande nuit. Cet aprèsmidi-là, à Avebury, nous pûmes constater qu'une faune
bigarrée, exotique, gothique et pour tout dire : pas franchement saine, s'appropriait le lieu.
Curieux contraste dans ce pays si à cheval sur le quantà-soi et qui laisse envahir son patrimoine archéologique
